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Alltop répertorie de nombreux articles sur l'entrepreneuriat social à travers le monde

14.12.2017 FieldLab - 3D-printed, solar-powered lab-in-a-box

Lynsey Chutel reporting for Quartz:
FieldLab is a solar-powered lab-in-a-box created by two grad students at Rhodes University in South Africa. The FieldLab can be carried like a briefcase and is designed specifically to address the constraints facing medical diagnostics in Africa: affordability, mobility and robustness.

The FieldLab’s simplicity belies its ability to handle molecular biology in harsh conditions. The portable lab’s 3D printed equipment is able to test for viruses and bacteria, testing samples in much the same way as a laboratory in a building. The carry-on lab was specifically designed for medical workers travelling to remote or conflict ridden areas.

FieldLab is a 3D-printed, solar-powered diagnostics lab-in-a-box designed by Lucas Lotter and Charles. Faul A simple solution. (FieldLab) The FieldLab is able to carry out DNA analysis, centrifugation (in which fluids in the sample are separated) and offer a visual analysis of the result. The lab is modular, and can accommodate additional parts like a microscope and a thermocycler (which amplifies DNA segments).
More here

14.12.2017 How to build a #Zcash mining rig #cryptocurrency,

From CryptoCompare:
ZCash is an anonymous cryptocurrency that uses zk-snarks to ensure that all the information regarding user transactions is safely encrypted, while still verifiable by miners that can ensure no double-spending has taken place using zero knowledge proofs.

ZCash uses Equihash as a hashing algorithm, which is an asymmetric memory-hard PoW algorithm based on the generalized birthday problem. It relies on high RAM requirements to bottleneck the generation of proofs and making ASIC development unfeasible, much like Ethereum.

If you're not sure how to start mining after you've built your rig, check out this guide.

In this guide, we want to teach you how to build your own zcash mining rig. This will save you a lot of money as pre-built rigs can often be expensive and hard to acquire. Choosing your equipment carefully is probably the most important step in the whole process, so make sure you compare mining equipment and do proper research before buying a piece of hardware...[more]

13.12.2017 Blueprint 2018 is live!



Blueprint 2018: Philanthropy and Digital Civil Society is now available for free download. Get yours here.

And if you just want the buzzwords, the Chronicle of Philanthropy has them here.

We'll be doing a free webinar discussion on the predictions in January - register here.

12.12.2017 Open Artificial Pancreas System

Over at Boing Boing:
Dana Lewis kickstarted the Open Artificial Pancreas System (previously) by trying to solve her own problems with monitoring her glucose levels, calculating insulin doses, and administering them around the clock -- an onerous task that her life depended on, which disrupted her sleep and challenged her to make reliable calculations regarding dangerous substances while her blood-sugar levels were troughing or spiking.The Open Artificial Pancreas uses statistical machine-learning techniques to anticipate movements in blood sugar and introduces small, frequent doses of insulin to smooth out otherwise dangerous and debilitating fluctuations...[more]

12.12.2017 Envion is combining #blockchain mining technology and renewable energy


Envion has developed a system of Mobile Mining Units (MMUs) that can tap electricity directly at the source: at hydro, solar, wind and fossil power plants in every corner of the planet. Our MMUs are based on standard intermodal (sea) containers, equipped with mining hardware, communication and industry 4.0 automation features, remote control capabilities and a break-through cooling system that only makes up ~1% of the system‘s total energy consumption. Altogether it’s a high-tech solution that can be seamlessly deployed globally and allows us to use the cleanest and cheapest energy mix wherever it is available. The flexibility of the MMU system helps us to fuse two of the most important sectors of the 21st century: blockchain technology and renewable energies. Using the dynamics of exponential growth for both, we promote climate preservation and the welfare of our token holders. It is the physical incarnation of the blockchain spirit: a robust and decentralized system that can withstand disruptions in government policies, price structures and the energy supply.

12.12.2017 Defending Your Territory: The Need to Bid on Your Brand Terms

The following post is copyrighted by Return On Now - Austin Internet Marketing Consulting Services

Selecting high performing search terms are one of the most important aspects of running paid search campaigns. Often, your branded keywords are where you end up with the lowest CPC and highest CTR. However, many advertisers are skeptical about this practice because they already appear first in organic search listings. Understanding Branded Terms Branded terms…

The post Defending Your Territory: The Need to Bid on Your Brand Terms appeared first on Return On Now.

12.12.2017 « La région Asie-Pacifique, en première ligne face au changement climatique »

Pourquoi la région Asie-Pacifique est-elle particulièrement concernée par le changement climatique ?

La région Asie-Pacifique connaît un développement économique rapide, avec 5,8 % de croissance du PIB en 2016. La croissance continue, l’électrification et l’expansion rapide de la flotte de véhicules vont accroître sa part des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui, selon le scénario actuel, pourraient atteindre 48 % en 2030, contre environ 40 % en 2016.

Toutefois, la région Asie-Pacifique est aussi extrêmement vulnérable aux effets du changement climatique Alors qu’elle peut avoir le potentiel le plus important de réduction des émissions de gaz à effet de serre, elle a également besoin d’investissements pour s’y adapter.

Si rien ne change, les projections prévoient une augmentation de la température de six degrés sur l’ensemble du continent (huit degrés dans certains pays) d’ici la fin du siècle par rapport aux niveaux préindustriels. Cela aurait des conséquences majeures sur le climat de la région, sur le secteur agricole, sur l’industrie de la pêche, sur la biodiversité terrestre et marine, sur la sécurité intérieure et sur la sécurité régionale, sur le commerce, sur le développement urbain, sur les migrations et sur la santé. Un tel scénario pourrait même devenir une menace existentielle pour certains pays. La région Asie-Pacifique se trouve ainsi en première ligne face au changement climatique, à la fois en termes d’impact et de solution.

Pour rendre atteignables les objectifs fixés par l’Accord de Paris, certains investissements doivent devenir prioritaires. Mais il faut aussi protéger les populations les plus vulnérables en anticipant l’impact du changement climatique, qui ne peut plus être évité. Des mesures doivent être prises rapidement, et à grande échelle.

 

À lire aussi sur iD4D : Énergies renouvelables en Chine : du volontarisme politique aux blocages du terrain, par Cheffe de projet dans le programme Industrie, énergie et climat d’I4CE, Chef de projet au sein du pôle Industrie, énergie et climat d’I4CE et Chef de projet au sein du pôle Industrie, Energie et Climat d’I4CE.

 

Comment la BAsD contribue-t-elle à la lutte contre le changement climatique ?

La Banque asiatique de développement accroît son action pour soutenir plus efficacement les pays en développement membres dans la réalisation des engagements de l’Accord de Paris. Cela se fait notamment via du conseil stratégique, des financements innovants, du partage de connaissance et la construction de partenariats.

En 2015, avant la COP21, la BAsD s’est engagée à doubler ses propres financements pour atteindre 6 milliards de dollars en 2020. Première banque multilatérale de développement à s’engager de la sorte, elle a initié un élan suivi par d’autres. En 2016, le seuil de 3,7 milliards d’investissements climat a été franchi, soit une augmentation de 42 % par rapport aux 2,6 milliards de dollars de 2015.

Outre ses ressources propres, la banque a œuvré pour la mobilisation de 701 millions de dollars de ressources externes, un niveau jamais atteint depuis la mise en place d’un suivi des financements pour l’action climatique il y a six ans. Au total, 4,4 milliards de dollars ont été rassemblés en 2016 en faveur de la lutte contre le changement climatique. La BAsD poursuit le développement et la mise en œuvre de plans de financements innovants tels que les obligations vertes, les plateformes de financements verts, des produits de gestion des risques financiers, etc.

 

À lire aussi sur iD4D : L’atteinte des ODD dans les PMA nécessite de nouvelles solutions de financement, par Spécialiste en Politiques et Finances pour le développement, PNUD et Ancienne spécialiste innovation financière pour le développement à l'AFD.

 

Enfin, la BAsD a publié récemment son Climate Change Operational Framework 2017-2030 (CCOF2030), cadre d’intervention pour agir face au changement climatique 2017-2030.

 

Quelles sont les grandes lignes de ce cadre d’intervention en faveur du climat ?

Finalisé en juillet 2017, le CCOF2030 vise une action renforcée en faveur d’un développement à faible niveau d’émissions et résilient face au changement climatique dans la région Asie-Pacifique et dans le monde. En tant que partenaire de premier plan du développement des pays en développement-membres, la BAsD s’associe à ce développement avec un portefeuille d’actions publiques et privées élargi. Sa vision repose sur cinq principes fondamentaux :

  • le soutien à des objectifs climatiques ambitieux au sein des contributions nationales et des autres plans climatiques ;
  • l’accélération d’un développement à faible niveau d’émissions de gaz à effet de serre ;
  • la promotion de l’adaptation au changement climatique ;
  • l’intégration de la gestion des risques climatiques ;
  • l’incorporation des actions sur le climat à un programme de développement durable plus large.

 

De quelle façon la BAsD a intégré la donnée climatique à ses investissements ?

Depuis la fin des années 1980, nous soutenons les pays en développement en leur apportant une assistance technique et en favorisant le partage de connaissance. Après la ratification du protocole de Kyoto, nous les avons soutenus à travers notre fonds carbone.

Ces dernières années, notre implication s’est accrue. La Stratégie 2020 de la BAsD (lancée en 2008) insiste sur l’importance de soutenir la lutte contre le changement climatique, la résilience et la gestion du risque climatique dans les pays en développement-membres.

En 2010, la BAsD a redéfini ses priorités stratégiques pour la prise en compte du changement climatique afin de l’inclure dans toutes ses opérations.

Les cinq secteurs prioritaires sont :

  • la croissance de l’énergie propre ;
  • la promotion d’un développement durable des villes et des modes de transport ;
  • la gestion de l’utilisation des terres et des forêts pour la fixation du carbone ;
  • le renforcement de la résilience au changement climatique des pays en développement-membres de la BAsD ;
  • le renforcement de la gouvernance, des politiques et des institutions associées.

De plus, un fonds pour le changement climatique, alimenté par des ressources internes, a été créé pour faciliter les opérations permettant d’intégrer les considérations climatiques dans les investissements. En 2014, la BAsD a mandaté une analyse des risques climatiques de son portefeuille d’investissements et introduit un cadre de gestion du risque climatique.

Le lancement du CCOF2030 montre que la BAsD s’est engagée très fortement, et sur le long terme, en faveur d’une région Asie-Pacifique résiliente au changement climatique et peu émettrice de carbone.

 

La Banque asiatique de développement travaille-t-elle en ce sens avec ses partenaires publics et privés ?

Pour mettre en œuvre leurs contributions nationales, de nombreux pays en développement ont besoin d’une assistance financière et d’un renforcement de leurs capacités. Le secteur privé peut jouer un rôle vital dans ce sens. À travers son CCOF2030, la BAsD va encourager la participation des gouvernements, des acteurs publics et du secteur privé pour lutter contre le changement climatique. Son soutien aux pays en développement-membres se concentrera sur cinq actions clés, centrées autour des politiques, des financements, de la technologie, des connaissances et des compétences, des partenariats et des réseaux.

Par ailleurs, ses opérations relevant du secteur privé vont mobiliser, d’ici 2020, des investissements climatiques de l’ordre d’un milliard de dollars. Cela dépendra bien sûr de la mise en place de politiques et de régulations adéquates. Dans ce contexte, le rôle complémentaire joué par le bureau des partenariats publics-privés est crucial.

Mais l’argent ne fait pas tout. L’accès à la technologie, le renforcement des capacités et l’existence de mécanismes institutionnels adaptés sont tout aussi importants. La création d’environnements favorables et d’incitations sont indispensables pour encourager la coopération.

La BAsD utilise différents canaux pour la construction de coalitions – à travers des partenariats de connaissance, comme avec l’Institut de recherche sur les effets du changement climatique de Potsdam, avec le Met Office, service national britannique de météorologie, ou à travers la mise en place de réseaux et de plateformes (l’APAN, réseau d’adaptation de l’Asie-Pacifique, le NDC Partnership, coalition mondiale de mobilisation pour le climat…).

Enfin, les banques multilatérales de développement ont elles-mêmes été très actives pour se doter de moyens de coopération et travaillent ensemble à la recherche de solutions.

 

Pensez-vous que les objectifs fixés par l’Accord de Paris peuvent être atteints ?

Les efforts actuels sont encourageants et s’intensifient dans différents domaines, comme dans la finance par exemple. Toutefois, nous ne pouvons pas être satisfaits tant qu’un besoin existe de multiplier les moyens pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Le rapport 2017 «Emissions Gap Report» de l'ONU Environnement souligne que les engagements actuels ne permettront d'atteindre qu'un tiers de l'objectif de réduction des émissions pour 2030, permettant de contenir la hausse des températures en dessous de 2 degrés.

L’Adaptation Gap Report publié en 2016 par l’ONU Environnement estime que le coût total de l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement (incluant des pays hors Asie) pourrait atteindre 280 à 500 milliards de dollars par an d’ici 2050.

Ainsi, pour relever le challenge du changement climatique, l’Asie a besoin d’un apport financier massif et d’investissements continus dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les infrastructures résilientes, les villes vertes, les transports durables et l’agriculture intelligente. Le secteur privé doit contribuer davantage aux efforts nécessaires, en particulier pour ce qui concerne l’adaptation.

 

À lire aussi sur iD4D : Ethiopie : « Nous n’avons pas besoin d’aide, mais d’investissements », par Ministre éthiopien de l’Industrie

 

Il est important que la dynamique se maintienne – alors même que les gouvernements doivent renouveler leurs contributions nationales tous les cinq ans, ce qui dépendra, en grande partie, des choix politiques et de la continuité des efforts au niveau de chaque pays.

Enfin, les mentalités et les modes de consommation doivent évoluer. Dans ce contexte, chacun de nous a un rôle à jouer, comme par exemple en utilisant les transports publics que nos véhicules privés, en utilisant des appareils électroménagers à faible consommation d'énergie dans nos maisons et en adoptant des modes de vie plus raisonnés.

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11.12.2017 From Skilling to Entrepreneurship: Pratham Institute’s work over the years

The scale of Pratham’s work in education over the previous few decades often overshadows their work in fields such as vocational training and livelihood generation. In Pic: Students passing out of Pratham Institute pose for a picture. PC: Pratham

In nearly a quarter of a century of its existence, the Non-Governmental Organisation Pratham has come to be synonymous with the efforts to increase the reach and quality of primary education in India. The Annual Status of Education Report (ASER), a yearly survey by Pratham that assesses the quality of primary education in the country, has become the standard document for tracking India’s progress in primary education over the years. The scale of Pratham’s work in education over the decades often overshadows their initiatives in other fields such as vocational training and employment generation, of which the Pratham Institute and the Pratham Arora Centre for Education (PACE) are fine examples.

Started in 2005, The Pratham Institute provides vocational training to youth, mainly in rural and semi-urban areas, targeting school dropouts or those without a formal education. Mr Ramaswamy, who is the Entrepreneurship Coordinator for Mentoring, of the newly formed Entrepreneurship Development Cell (EDC) at the Pratham Institute, sees its work as a natural development of the parent organisation’s efforts in education. As he explains “Every year, 22,000 students pass out of Pratham across various verticals. We have this pool of trained students. The mentoring and training we provide makes a big difference in terms of providing employment and livelihood to these students”

With 110 centres across 15 states in India, Pratham Institute’s reach is extensive. This presence across the country means that the organisation is able to reach out to students and rural youth in remote and economically backward areas of India. The Institute also reaches out to parents, community members and village elders, convincing them to send their children and youth for training. Once they enroll in the Institute for a course, the students are provided with vocation training along with english language training, financial literacy lessons and basic entrepreneurship skills.

The Pratham Arora Centre for Education (PACE), where a majority of the vocational training takes place over the course of 12–24 weeks, is equipped to provide practical training in various fields like hospitality management, construction business, beauty training etc. and is present in various locations around the country.

-Pratham Institute provides skill-based training to rural and semi-urban youth in fields like construction, hospitality management, beauty training etc. PC: Pratham

Mr Ramaswamy encapsulated the Pratham Institute’s work over the years by saying “Skilling as an industry is very recent. Pratham started this in 2005, when skilling was not the buzzword that it is today.”

While the students passing out of the Pratham Institute are equipped with the necessary vocational skills, many of them are encouraged not just to seek employment but to start enterprises of their own. Outlining the reasons for this, Mr Ramaswamy recounts an interaction with a street food vendor in Bhopal, Madhya pradesh with his colleagues. He casually asked the owner if he had a turnover of at least Rs 40,000 per month. The vendor’s answer shocked him. “Sir, I have monthly installments worth Rs 35,000 alone.” This was the moment Mr Ramaswamy realised the huge potential of small businesses, provided they were done right.

Gajanand Nikade, is a recent hospitality management graduate from the Pratham Institute in Maharashtra. With the help of the EDC, he set up a food truck in Ralegaon, Wardha, using the PACE Centre’s in-house ‘Bawarchi’ brand. Mr Ramaswamy, showing us pictures on his phone, says “The stall is proving to be a great success”

Gajanand Nikade serves food to Mr Ramaswamy, who helped him set up the food cart in Ralegaon in Maharashtra. PC: Pratham
Gajanand sets up his ‘Bawarchi’ food cart. The Pratham Institute provides training and assistance to young people like Gajanand in a bid to help them get self employed

A crucial problem that the youth in rural and semi-urban areas face when it comes to setting up their businesses is the lack of a support system. This is the gap the EDC proposes to fill. Pratham’s EDC proposes to give the entrepreneurship zeal of the youth they train some concrete form. With Gajanand, the EDC supported him in conducting market research, setting up the food truck and provided financial support in setting up the business.

Many of us find it hard to appreciate just how hard it is for someone from a low-income family or poor socio-economic background to set up a business. Other than the necessary skills, finance is a major issue. Though banks are required to support small businesses under schemes like Pradhan Mantri Mudra Yojana (PMMY), this does not always happen. Mr Ramaswamy says “Often, banks require extensive documentation or collateral to give out loans. Unfortunately, many students simply do not qualify or fall into any of the categories”

https://medium.com/media/7e0e03b36304fc2a3df8949ccad8a93d/href

Partnership with Rang De

Pratham is solving many of these problems through collaborations with other organisations. To provide access to low-cost loans and capital, the Pratham institute has recently tied up with Rang De.

With a loan from Rang De and the training provided by Pratham, many of the students are confident enough to set up businesses of their own.

When we ask Mr Ramaswamy what he hopes the Pratham Institute will achieve through its entrepreneurship program, his answer was characteristically forthright “We want our students to succeed in their businesses, because then they can inspire more people to set up their own enterprises. Entrepreneurship sounds big, we call it self-employment”

Rang De is partnering with Pratham Institute to provide low-cost livelihood loans to youth from rural and semi-urban areas.

Make a small investment of Rs 100 or more and provide education loans to students on www.rangde.org


From Skilling to Entrepreneurship: Pratham Institute’s work over the years was originally published in Rang De on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.

07.12.2017 L’Accord de Paris est irréversible mais il ne suffit pas

Photo: Julia Kilpatrick, Pembina Institute.

Le 2 juin 2017, Donald Trump a annoncé son intention de faire sortir les États-Unis de l’Accord de Paris à l’horizon 2020, à moins qu’une renégociation en des termes plus favorables pour son pays s’engage. Mais l’Accord de Paris ne sera pas renégocié, car le cap qui a été franchi lors de la COP21 en décembre 2015 est irréversible. Même si le chemin est encore long, de nombreux éléments prouvent déjà que cet Accord fut historique et qu’un retour en arrière est inimaginable en matière de négociation internationale comme en matière d’objectifs climat.

 

À lire aussi sur iD4D : « Ce qu’il reste à faire, après l’accord de Paris sur le climat », par Amy Dahan-Dalmedico, directrice de recherche au CNRS et spécialiste du changement climatique.

 

Le consensus mondial, un succès indiscutable

Deux résultats fondamentaux ont été atteints durant la COP21. Tout d’abord, la quasi-totalité des États ont partagé en amont de la COP leur contribution nationale, c’est-à-dire leur plan national en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou d’adaptation pour lutter contre le dérèglement climatique et ses effets. La nouveauté fondamentale de 2015 est que tous les pays se sont engagés, et pas seulement les plus riches.

Les contributions nationales ont par ailleurs entraîné dans chaque pays de larges consultations auprès de la société civile autour des objectifs climat de chaque pays. L’action pour le climat est pour la première fois devenue une priorité d’action partagée et portée par tous : chefs d’État et de gouvernement, entreprises, syndicats, ONG, collectivités territoriales, citoyens. L’adhésion des pays a été massive lors la COP21 et durant les mois qui ont suivi : l’Accord de Paris est entré en vigueur moins d’un an après son adoption. Près de 170 pays l’ont aujourd’hui ratifié, alors qu’il avait fallu huit ans pour que le protocole de Kyoto, adopté en 1997, entre en vigueur !

Le fait n’est donc pas anodin : se retirer d’un tel consensus mondial prend un sens politique très lourd, d’autant plus que les impacts du changement climatique sont de plus en plus catastrophiques et visibles.

Second résultat irréversible de l’Accord de Paris : la reconnaissance de l’action de toutes les parties prenantes, au-delà des États. Entreprises, gouvernements locaux, villes et organisations de la société civile se sont engagés. Il n’a d’ailleurs pas été simple de tenir le registre de l’ensemble de leurs actions pour le climat, tant elles furent nombreuses. Ce tournant a également mené des États fédérés, des villes ou des entreprises des États-Unis à annoncer avec force qu’ils continueraient à poursuivre leurs objectifs climat, quoi qu’il arrive.

 

Un cap qui reste insuffisant pour atteindre les objectifs climat

Bien qu’irréversible, le cap franchi en 2015 n’est pas suffisant au regard des enjeux et de l’urgence climatique. Il faudra sans cesse aller plus loin. L’Accord de Paris prévoit d’ailleurs lui-même la révision à la hausse tous les cinq ans des engagements pris par les pays. Car, en l’état, ceux-ci ne suffisent pas : l’addition des contributions nationales permet certes d’infléchir notre trajectoire collective, mais celle-ci nous emmène toujours vers un avenir climatique non durable. Le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) estime qu’un tiers seulement du chemin est parcouru pour rejoindre des niveaux d’émissions compatibles avec les scénarios respectant l’objectif des deux degrés. Il souligne l’urgence absolue d’augmenter l’ambition des contributions nationales, de manière à réduire les excès d’émissions d’environ 11 à 13 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2030. Pour y remédier, la COP21 a aussi demandé aux pays de construire des stratégies nationales de très long terme, d’ici 2050 au moins, pour que leurs engagements successifs puissent s’y conformer.

 

À lire aussi sur iD4D : « Le niveau des contributions nationales établies avant l’Accord de Paris doit être révisé à la hausse », par Laurence Tubiana, Présidente et directrice exécutive de la Fondation européenne pour le climat.

 

L’engagement de tous les acteurs pour le climat doit aussi être entretenu et amplifié, de façon positive, au travers d’un projet de société durable, plutôt qu’en réaction à des annonces négatives ou à des catastrophes naturelles. C’est toute l’importance des politiques de long terme : elles donnent un cadre et une visibilité suffisante aux acteurs, notamment aux entreprises, pour adapter leurs stratégies et objectifs climat. Elles confortent les initiatives prises par des collectivités, des associations, des particuliers. Le Plan climat du gouvernement français, annoncé le 5 juillet 2017, en est un bon exemple. Il prévoit en effet la neutralité carbone de la France d’ici 2050, ou la fin de la vente des voitures fonctionnant à l’essence ou au diesel d’ici 2040.

 

Rendre tous les flux financiers compatibles avec les objectifs climat

Le Sommet pour le climat du 12 décembre 2017, voulu par Emmanuel Macron, vise à remobiliser l’ensemble des acteurs autour des objectifs  climat. Il ne s’inscrit pas, à proprement parler, dans la négociation onusienne sur le climat. Mais il veut faire le point sur des initiatives et des projets concrets, donner un nouvel élan pour leur rallier de nouveaux acteurs, notamment privés, et annoncer de nouveaux engagements pour le climat. Le sommet fera une place particulière à la question des financements, qui se trouve au cœur de notre avenir climatique.

 

À lire aussi sur iD4D : « Obligations vertes souveraines : acte symbolique ou engagement contraignant ? », par Igor Shishlov, consultant senior à Perspectives Climate Group.

 

Selon les rapports publiés tous les deux ans sur la finance climat par le Climate Policy Initiative, le cap des 100 milliards de dollars par an promis d’ici 2020, et jusqu’en 2025, par les pays développés, constitué à la fois de sources publiques et privées, est atteignable. Mais ce niveau de mobilisation ne suffit pas.

L’Accord de Paris a trois objectifs de long terme : limiter le réchauffement mondial, renforcer l’adaptation et rendre l’ensemble des flux financiers compatibles avec une trajectoire de développement mondiale bas carbone et résiliente. Il ne s’agit donc pas uniquement des fameux 100 milliards, mais bien de la totalité des financements et investissements qui doivent être rendus compatibles avec les objectifs climat. Il s’agit, au fond, de ne pas défaire d’une main ce que l’on construit de l’autre, en poursuivant des investissements pour une économie non durable, dans les énergies fossiles très polluantes comme le charbon par exemple. Les résistances perdurent, au Nord comme au Sud, dans des pays qui disposent d’une industrie en la matière, ou qui perçoivent – à tort – le charbon comme fiable et peu onéreux.

Tous les acteurs financiers, du Nord comme du Sud, sont concernés. Y compris les banques de développement, dont la feuille de route est claire : devenir 100 % compatibles avec l’Accord de Paris.

 

 

Les opinions exprimées dans ce blog sont celles des auteurs et ne reflètent pas forcément la position officielle de leur institution ni celle de l’AFD.

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07.12.2017 Volunteer spotlight: “I like the way we help people help themselves”

All over the world, Review and Translation Program (RTP) volunteers offer their time and skills to ensure that the thousands of loans that come in from Kiva’s partners are edited and translated from our 5 key languages: English, Spanish, French, Portuguese and Russian. In the past 3 months alone, RTP volunteers have reviewed 57,199 loans, averaging over 19,000 loans per month. They enjoy being involved in the process from reviewing the original loans to seeing them fundraise on Kiva.

This month we celebrate 3 of our incredible volunteers who work in 4 different languages - Audhild, Brigette and Kristin. Motivated by the opportunity to alleviate poverty and a desire to keep up their editing and translating skills, we are thankful for their dedication and contributions to Kiva!

Audhild Andersen Randa
Kiva Volunteer of the Month, July 2017

“I like the way we help people help themselves, and these entrepreneurs - they’re quite innovative, exciting people.”
 
City: Oslo, Norway
Language: Russian
Team: Russiva
Time with Kiva: 6 years
Outstanding Contributions to Kiva: Audhild is a lender as well as a translator, and her favorite borrowers to lend to are those who are financing solar power initiatives. She volunteers in order to keep up her Russian language skills and has translated over 2,000 loans from Russian to English! 


Brigette Walters
Kiva Volunteer of the Month, August 2017

“Bringing opportunities for education to places where it might not be so easy to go to school is important to me.”
 
City: Old Fort, North Carolina
Language: English
Team: The Loan Rangers
Time with Kiva: 8 years, 5 months
Outstanding Contributions to Kiva: Passionate about equal opportunity and access to education, Brigette loves editing loans from Pakistan as a lot of their loans are to improve schools. Her editing skills have helped over 7,700 borrowers achieve their fundraising goals on Kiva! 
 

Kristin Siracusa Fisher
Kiva Volunteer of the Month, September 2017

07.12.2017 They’re Driving My Car!

Never in my life have I experienced the kind of pure love as I did with my kids. Truly they taught me how to love on a level that I didn’t know existed. Now that’s the good part. Let me tell you of the day I woke up to find them driving my car! Just to set your mind right, they were 12 and 10 year olds.

         I was so sick that I had to drive myself to the Emergency Room. My boss had allowed me to leave work early because I was feverish and short of breath. It was the worst feeling in the world to struggle to breathe. Even my chest began to hurt when I tried to cough. A proverbial elephant was sitting on my chest preventing the simplest in and out task of breathing.



         The ER doctor told me had I waited an hour longer I would have died. I was diagnosed with Bronchial Pneumonia.  My temperature was 101 and I actually felt like I was dying. So after getting my prescriptions filled I went directly to bed. I put my oldest Warren Jr. in charge and told him if I wasn’t awake in 2 hours, wake me up so I could try to make dinner. Putting him in charge was probably a mistake. I should have called my mom to come get them, but I decided that I could handle this on my own.  Big mistake.

         I had a Toyota Camry and for those who know the horns on them sound different than a domestic vehicle. The antibiotics and cough medicine with codeine had knocked me out. I remember dreaming strange things like hearing my car horn blow. Surely this had to be a dream, but then I heard it again, yet this time I woke up. The medicine was working; I hadn’t coughed anymore, and had actually begun to sweat while sleeping. My temperature had also dropped to almost normal.



         I was still weak I had to hold onto the nightstand to make my way to my bedroom window. When I did my eyes couldn’t believe what they were seeing. My kids were driving my car up and down the street! They weren’t going fast, but my Warren Jr. was driving, while Shawn was doing the Princess Di wave. Each time Shawn would wave, Jr. would blow the horn. So I wasn’t dreaming! I got angry and swore to myself I would kill those two. They were always coming up with shenanigans that made me a better parent. The only problem was I didn’t want to be educated in parenthood in this manner!

         Instead of killing them, I called my mother and asked her could she come get her grandchildren before they became non-existent of this earth.  Then I somehow walked down the stairs, made it to the front door and with as much strength as I could muster, I hollered their names. When they saw me standing at the front door, the looks on their faces was priceless. Jr. slowly pulled the car into the driveway and shut it off. They looked at each other seeking to figure out how to place the blame for their latest scheme. 



         In hindsight I can laugh at that day because no one was hurt, and the police weren’t called. My mother and sister eventually rescued my kids from harm and took them away to their house.  At that moment I was relieved that Jr. and Shawn didn’t get hurt, they didn’t cause harm to anyone else, and I could really get some rest so I could heal. But those kids are my life. Jr. is deceased now, but the 23 years he was here I was blessed with his presence. Shawn is now a married woman and her life stories are still just as comical. I love my life!


07.12.2017 La revue de presse du développement – novembre 2017

Ouvrir les yeux sur les migrations

[INTERVIEW] William Lacy Swing, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), revient sur les notions de réfugiés, de migrants et de déplacés. Il fustige les appels à la fermeture des frontières et la confusion trop fréquente des enjeux de protection des personnes et de sécurité.

« La migration est souhaitable si gérée de manière humaine et responsable », Euractiv, 16 novembre 2017

Photo : William Lacy Swing © UN Danemark

 

Les réfugiés oubliés

[ARTICLE] 400 000, c’est le nombre de réfugiés yéménites qui ont réussi à fuir le conflit, souvent vers les pays voisins. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé la levée du blocus saoudien qui menace le pays de famine et limite le départ des civils. Ce qui ne répondrait toutefois pas à la question de leur destination.

« Les dilemmes des réfugiés yéménites à l’ombre de la guerre saoudienne », Orient XXI, 17 novembre 2017

Photo : Yemen © UNHCR

 

Rééquilibrer les consommations

[INTERVIEW] Pour le chef économiste de l’Agence Française de Développement, Gaël Giraud, l’addition des engagements nationaux unilatéraux pour la réduction des émissions de CO2 ne suffit pas. La réduction des émissions par habitant conjuguée à celle des inégalités impose de penser la baisse de la consommation des plus favorisés de la planète.

« COP23 : “la réduction du train de vie des plus riches est la véritable priorité” », Alternatives économiques, 16 novembre 2017

Photo : alter-éco © DR

 

Esclavage : la Libye et les autres

[CHRONIQUE] Depuis le reportage de CNN réalisé à Tripoli (Libye), la communauté internationale s’insurge, et pleure le scandale de l’esclavage des migrants subsahariens. Comme par effet de miroir, l’essayiste camerounais Yann Gwet interroge l’incapacité des Africains à s’indigner de la situation de leurs pays.

« La mise en esclavage d’Africains est-elle plus acceptable en Mauritanie qu’en Libye ? », Le Monde Afrique, 21 novembre 2017

Photo : © AFP

 

Info ou intox ?

[ARTICLE] Africa Check récompense les meilleurs travaux de vérification d’informations, ou fact-checking, réalisé par des journalistes, confirmés ou étudiants. Le site met à l’honneur des journalistes qui mettent les personnels politiques et les institutions du continent africain face à leurs contradictions et à leurs mensonges.

« Les Prix africains de fact-checking : les femmes raflent les premiers prix », Géopolis | Afrique, 20 novembre 2017

Photo : Africa Check © Daylin Paul

 

Changer la France en Afrique

[INTERVIEW] Pour Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Iris, le discours d’Emmanuel Macron délivré à Ouagadougou ne reprend pas les codes de ceux de ses prédécesseurs. Le premier président français à ne pas avoir connu la colonisation sera-t-il l’architecte de la fin d’une relation franco-africaine interventionniste ?

« Afrique : pourquoi le discours de Macron à Ouagadougou est “fondateur” », L’Obs, 29 novembre 2017

Photo : Macron © Ludovic Marin - Pool - AFP

 

Zimbabwe, crise d’un État fragile

[DÉCRYPTAGE] Le chef de l’État du Zimbabwe, Robert Mugabe, a été contraint de démissionner par l’armée après 30 ans au pouvoir. L’occasion de passer en revue la situation économique du 154e pays selon le classement du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

« Cinq graphiques pour comprendre la situation économique du Zimbabwe », Les Décodeurs, 20 novembre 2017

Photo : Zimbabwe ©Philimon Bulawayo - Reuters

 

Toilettes et biogaz

[PROJET] Dans le bidonville de Kibera au Kenya, près d’un million de personnes vivent sans toilettes et les « flying toilets » jonchent les rues. L’agence Umande Trust y développe des toilettes qui transforment les déjections en biogaz permettant de chauffer ou de cuisiner. Un projet innovant qui fait des émules.

« Kenya : une solution pour l’accès aux toilettes et à l’énergie », RFI, 19 novembre 2017

Photo : Kibera-toilettes © DR

 

 

Faire le pari de l’agroécologie

[TRIBUNE] Quatre dirigeants d’ONG de solidarité et de soutien à l’agriculture prennent la plume pour appeler les acteurs de l’aide internationale à promouvoir puissamment l’agroécologie et les agricultures familiales. Ce qui, selon eux, permettrait de répondre aux grands défis alimentaire, économique et climatique.

« Pour une aide intelligente au développement : soutenir l'agroécologie », Libération, 23 novembre 2017

Photo : Agroécologie© Annie Bungeroth - CAFOD

 

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À propos de cette publication

Découvrez les « Actualités du développement », la nouvelle rubrique du blog iD4D. Nous l’alimenterons régulièrement à travers deux types de contenus : des focus thématiques - proposant un bref état des lieux sur un sujet d’actualité - et des revues de presse - présentant une sélection d’articles web, de réflexions et de décryptages. N’hésitez pas à nous donner votre avis sur ces nouveaux formats en écrivant à news@iD4D.afd.fr.

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05.12.2017 The Ultimate Guide on SEO for YouTube Videos

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YouTube marketing is important not only for the active members of the YouTube community, but for all SEO practitioners, too. If you own a website that’s not particularly linked to video and you don’t bother producing YouTube videos for the sake of marketing, you’ll have to change something about that. YouTube is getting more traffic…

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05.12.2017 Le Sénégal doit penser son système éducatif et le faire exister

En 1992, de retour au Sénégal après des études en Europe, Amadou Diaw fonde une école de commerce privée à Dakar. Vingt-cinq ans plus tard, l’Institut supérieur de management (ISM) est devenu une référence en Afrique francophone. Plus de 20 000 étudiants y ont été formés et constituent aujourd’hui un important réseau d’anciens élèves. Fort de cette expérience, Amadou Diaw a ouvert cinq lycées privés qui figurent parmi les dix meilleurs du pays. Alors qu’il souhaite s’étendre en Afrique, il revient sur les enjeux d’éducation, de formation et d’emploi dans la région.

 

Dans quel contexte avez-vous créé l’Institut supérieur de management en 1992 ?

Au terme de mes études en Europe et à la suite d’une courte expérience professionnelle en France, j’ai décidé de revenir au Sénégal. Angoissé par le retour, en raison de l’étroitesse des perspectives dans le secteur privé, je me suis beaucoup intéressé et renseigné sur la situation des entreprises au Sénégal.

Les années 1980 correspondent à une première ère de changement. La décennie commence avec le départ volontaire du président Léopold Sédar Senghor, premier des pères de l’indépendance, en 1980 et l’arrivée de son successeur Abdou Diouf, qui voulait faire de l’entreprise le moteur du développement. Au même moment, on a assisté à l’éclosion de PME sénégalaises et donc à un besoin de ressources humaines. En parallèle, le système éducatif sénégalais entrait dans une phase difficile (en raison des coupes budgétaires entraînées par les programmes d’ajustement structurel, ndlr). Cette phase n’a d’ailleurs fait que s’amplifier par la suite. Nous entrions dans un tunnel.

 

Avez-vous réalisé une étude de marché avant de vous lancer ?

J’ai pris connaissance des multiples rapports élaborés sur les ressources humaines au Sénégal. Notamment une étude de la Banque mondiale sur le coût et le financement de l’enseignement supérieur en Afrique francophone, en termes de dépense publique et privée. Il en ressortait qu’au Sénégal, la contribution des ménages au financement de l’enseignement supérieur était de 23 % (contre 77 % pour l’État).

L’étude, mise à jour en 2007, évaluait la dépense publique annuelle par étudiant en 2003 à 246 dollars au Sénégal contre 750 dollars au Rwanda et 550 au Burkina Faso (chiffres les plus hauts d’Afrique francophone), et seulement 57 et 84 dollars en République démocratique du Congo et au Cameroun.

 

À lire aussi sur iD4D : « ODD : “La santé et l’éducation des enfants devraient rester des priorités absolues en Afrique” », par Ian Hopwood, enseignant à Sciences-Po Paris, ancien représentant de l’Unicef au Sénégal.

 

Mais, en réalité, ma vraie étude de marché, je l’ai menée lors de mes années à la tête de la permanence du patronat au Sénégal. Tous les jours, j’ai écouté les dirigeants des principales entreprises du pays formuler leurs inquiétudes et leurs besoins.

 

Comment avez-vous su proposer une offre de formation en adéquation avec les besoins du marché du travail ?

Quand on parle de débouchés, je pense qu’il faut bannir ce terme d’adéquation de notre vocabulaire, justement. Cela me semble bien prétentieux de penser savoir quels sont les métiers de demain au point d’avoir la possibilité d’en élaborer les programmes de formation. Non, concentrons-nous plutôt sur la formation des Africains de demain, des femmes et des hommes ouverts au monde et enracinés dans leur histoire et leur culture, qui sauront s’adapter aux défis d’un marché du travail en perpétuelle mutation.

 

À lire aussi sur iD4D : « Emploi des jeunes : les défis d’OpenClassrooms en Afrique », par Pierre Dubuc, PDG et cofondateur d’OpenClassrooms.

 

Suivez-vous les exemples d’excellence donnée par l’offre privée d’éducation en Afrique anglophone ou dans le monde anglo-saxon de manière plus générale ?

Oui, j’y suis très attentif. Trois expériences intéressantes à mon sens ont vu le jour sur le continent :

  • le programme Enko pour les cycles secondaires, qui dispose d’écoles en Afrique du Sud, au Mozambique, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal ;
  • les programmes de l’African Leadership Academy (ALA) fondée en 2004 à Roodeport, en Afrique du Sud, par le Ghanéen Fred Swaniker, le Camerounais Acha Leke, l’Américain Chris Bradford et le Sud-Africain Peter Mombaur ;
  • la Ashesi University à Accra, établissement privé fondé au Ghana en 2002 par Patrick Awuah avec la même ambition panafricaine et un souci d’excellence.

 

Quel est le principal reproche que vous adresseriez aux décideurs politiques en matière d’enseignement supérieur et d’emploi au Sénégal sur les vingt-cinq dernières années ?

En toute honnêteté, j’ai été souvent associé aux réflexions sur le système éducatif et j’ai apporté mes idées. La mise en œuvre est toujours difficile. Une rupture forte dans la pédagogie est nécessaire et il faut penser l’enseignant du futur. Le chercheur, le concepteur, le rédacteur, l’animateur et l’évaluateur ne peuvent pas être la même personne. Nous ne pouvons avoir tous ces talents en même temps. Le métier d’enseignant doit évoluer.

 

Quelles sont les principales avancées faites par le Sénégal en matière d’éducation ?

Le Sénégal est le pays qui accueille le plus d’étudiants étrangers en zone francophone. L’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar est la première université francophone d’Afrique dans les classements. Le Sénégal a formé des dizaines de dirigeants et entrepreneurs qui font l’Afrique d’aujourd’hui, grâce à des établissements comme l’École normale William-Ponty ou le Prytanée militaire de Saint-Louis.

Cependant, la loi du marché a pris le dessus. Et j’en suis un des acteurs. Du fait de toutes les résistances à la réforme de l’enseignement public, lequel fait certes la réputation de notre pays mais est en crise depuis les années 1980, l’enseignement privé s’est imposé en moins de vingt-cinq ans. Aujourd’hui, un étudiant sur quatre se trouve dans un établissement privé. Une nouvelle relation est née avec le système éducatif. Une concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur a été initiée en 2013 par le président Macky Sall. Les choses avancent, notamment en matière de décentralisation du système éducatif, ce qui vise à désengorger Dakar et à promouvoir l’essor des universités à l’intérieur du pays. C’est déjà le cas avec l’université Gaston-Berger à Saint-Louis, par exemple.

 

À lire aussi sur iD4D : « Migrations : mettre fin aux clichés sur la fuite des cerveaux », par Khady Sakho Niang, présidente du Forim.

 

 

Qu’ont fait les bailleurs de fonds de positif et de négatif depuis vingt-cinq ans au Sénégal ? Et qu’attendez-vous d’eux pour faire face à l’enjeu démographique qui arrive ?

Je ne suis pas juge, mais il y a eu des dégâts. Un pays – et cela vaut pour le Sénégal – doit penser son système éducatif et le faire exister. Nous avons souvent été un terrain d’expérimentation, notamment à travers les programmes d’ajustement structurel des années 1980. Nous en vivons les conséquences aujourd’hui : les classes des lycées et des universités sont en sureffectif flagrant après des années de coupes drastiques dans le budget de l’éducation.

Aujourd’hui, un programme intéressant est en cours avec la Banque mondiale pour fournir un ordinateur à chaque étudiant. L’appui aux opérateurs privés dans l’enseignement par PROPARCO est également une piste intéressante. Pour le reste, il me semble que les bailleurs de fonds pourraient se fonder sur les côtés positifs de l’expérience sénégalaise comme la qualité des ressources humaines et de l’ingénierie pédagogique plutôt que de pointer ses faiblesses. S’ils s’en faisaient l’écho, ils feraient passer le bon message.

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03.12.2017 Can education engineer social change? A story from Dewas, Madhya Pradesh

Vijay comes from a village near the banks of the great Narmada river in the Dewas district of Madhya Pradesh PC: Ahinsa Sharma

The best way that Vijay can describe his hometown in rural Madhya Pradesh is that the main road is a good three kilometers away and the mighty Narmada river flows nearby. Vijay is a final year B.Com student at Sant Singaji Institute of Science and Management (SSISM) in Sandalpur, a village in the Dewas district of Madhya Pradesh. Even if Vijay’s hometown, Bachkal, is destined to remain obscure, one of countless such villages and hamlets in the hinterlands of North India, the college that he attends has definitely put Sandalpur and Dewas on India’s map.

We meet Vijay on his college exposure visit to Bengaluru. It is the first time he has been to the Southern part of India. He doesn’t like the food; he is unsure if the people speak Hindi, or understand what he is saying. But the one thing he notices and likes about big cities like Bengaluru or Indore, where he completed his schooling, is that the people are polite. “In my experience, people in cities often prefer to settle things politely” he says. “Gaon mein cheez pehelwani ko hoti hain” (In the villages, things are often about brute strength)

Back in his village, Vijay has seen small fights between individuals flare up and turn into running feuds between communities. During his volunteering stint with the Bachpan Bachao Andolan, the grassroots social movement-turned-organization which works to prevent instances of child and youth abuse, he has come across multiple instances of young people with promising futures blighted by police complaints and court cases. “Anger. It pushes these young people towards poverty and unemployment” Vijay explains.

Vijay (standing, third from left) and his friends pose for a picture on a college exposure visit to Bengaluru

Vijay’s education at SSISM and the environment it provides, combined with an exposure to the world outside of his village, puts him in an unique position to identify many of the social and economic problems in a region like Dewas. When SSISM was established in 2010 by Pranjal Dubey, the aim was to make way for social and economic transformation in the region. Over the past seven years, as far as Vijay can see, the transformation the institution has brought about has been remarkable. A majority of the students at SSISM are girls (over 60%, according to the college website) and many of the students come from low-income families and communities.

About some of his classmates and friends, Vijay says “If you looked at the family circumstances some students come from, the houses they live in, you would say ‘Is this even a house?’ The institution extends support to such students” Vijay himself comes from modest means; his family members are agriculturists who own a small piece of land. When he was filling the exam forms last year, Vijay found that he did not have money for the fees.

Unseasonal rains had swelled the Narmada, which breached its banks and flattened the crops in the fields, first one way, then the other. The family was under dire circumstances.

Back in his college, he was contemplating dropping out of the course. “I thought I could drop a year, take up a job to help pay the fees, and then continue my education. My parents told me not to discontinue my studies.”

Many of the students at SSISM come from low-income families in Dewas district and surrounding areas. PC: Ahinsa Sharma

When his teachers at SSISM found out about the situation, they asked him not to drop a year

“‘This is not yet time for you to take up a job’ they said. So I asked them what was to be done?”

Vijay’s teachers asked him to go ahead and fill the exam forms. Through the college, he was able to apply for an education loan at RangDe.Org and was able to continue his studies. For close to ten years now, Rang De has been working with grassroots organisations and institutions across the country, providing low-cost loans to rural entrepreneurs, farmers, women and students. SSISM pays back some of the students’ loans through its donor network and other students often pay back the loans after they find employment.

It is not just economic support that the students of SSISM are offered. Something as simple as a bus service has made a world of difference to the education of young women in the region “As far as I am aware, the girls in villages around the area weren’t even allowed outside the house. The bus service allows girls from as far as 90 kms to come to the college and return back home the same day” Vijay explained. Many of the girls, armed with a college education, have gone on to land well-paying corporate jobs in the cities.

In a sense, their college life prepares the SSISM students for the challenges that lie ahead. “We have regular trips to the IIMs in Indore, Bangalore, big companies in big cities. The time and our experience in the college really helps and boosts our confidence” Vijay says. In many cases, the support extended by the college continues even after the students have passed out. The college ensures that students are able to find accommodation and adjust to their jobs and new environment.

One of the students at SSISM who has benefitted from a low-cost education loan provided by Rang De. An education offers many students and their families a chance for social and economic mobility. PC: Ahinsa Sharma

Through the opportunities offered by the college and his own diligence, Vijay has had an experience of the big stage. A part of the National Cadet Corps (NCC) since his days at school, he was part of the Guard of Honour at the Republic Day Parade in 2015, “the same one where Barack Obama was the Guest of Honour”. Taking part in the Parade was an immense matter of pride for him, as well as his parents and the college.

Vijay has many plans for the future. He wants to work for a while and gain some experience, see a little bit of the world. His time in the Bachpan Bachao Andolan has sparked an interest in social work. At some point in the future, he would like to return to his family’s farm and give organic farming a chance. “We are hardly able to sustain ourselves from the yields we currently get. I’ve visited a nearby organic farming centre and I am really interested in taking that up” he says. Even as we wrap up our conversation, Vijay exudes a qcenteronfidence. With his proactive nature in campus and achievements as an NCC cadet, he inspires respect among his friends and college mates. More than anything, the education he has received made all the difference in the world.

A version of this article first appeared here on Youth Ki Awaaz.

Rang De is a not-for-profit is fighting poverty in India by providing one low-cost loan at a time. Vijay is just one of the hundreds of students who have benefitted from low-cost education loans provided on www.rangde.org.


Can education engineer social change? A story from Dewas, Madhya Pradesh was originally published in Rang De on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.

01.12.2017 Light up a life: Ernestina is a skilled carver making a name for herself in a male-dominated craft

This holiday season, you can light up a life by making a loan on Kiva, or by giving the gift of a Kiva Card to someone you love.



Ernestina, an artisan in Ghana, is dressed to the nines for company but doesn’t hesitate for a moment to climb into her carving workshop and show us how it’s done.
 
When she carves it’s a full body effort. She positions herself on a tree stump, across from her material. She uses her legs, clad in beautiful orange embellished pants, to pin the wood in place and begins chiseling, wood chips flying. She kicks off her shoes for better traction.

It’s mesmerizing to see how quickly the wood changes from a plank with a rough pencil sketch to the form of a mother.

“When I carve, I feel like God has given me something to create,” Ernestina says. She’s been honing her craft for 20 years, since she was 15 years old. Women carvers are still not very prevalent in Ghana, she says, but she loved the craft so much she kept working at it.

To read the full story, visit our Medium page here

30.11.2017 Light up a life: A family fishing business making college dreams a reality

Flordelisa is a fisherwoman living in the Philippines. Ignited by the desire to send her children to college, she searched for a way to provide access to a good education. The solution that brightened her entire family’s future: a Kiva loan supported by lenders around the world.

When she worked for someone else, Flordelisa struggled to earn enough to pay for school fees. She decided to use a Kiva loan to purchase her own pump boat and start a family fishing business.

Now, she and her husband are both entrepreneurs.

To read the full story and watch Flordelisa's video, view the article on our Medium page here