L'article à lire si vous ne savez pas ce qu'est la COP21

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Le sommet sur le climat, qui aura lieu à Paris en décembre 2015, compte aboutir à la signature d’un accord international pour lutter contre le réchauffement climatique.

> L'événement: Après la Pologne en 2013 et le Pérou en décembre 2014, la France a été choisie pour présider la 21eme Conférence des parties de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC): la COP21. Aussi appelé Paris Climat 2015, ce rendez-vous se tiendra du 30 novembre au 11 décembre sur le site Paris-Le Bourget.

> Les participants: L'événement rassemblera les 195 états signataires de la CCNUCC, y compris l'Union européenne, membre à part entière, en plus des 28 pays qui la composent. Des entreprises, syndicats, organisations gouvernementales ou non, scientifiques, jeunes, ou encore collectivités territoriales seront aussi conviés aux discussions.

> Les enjeux: L'objectif de la COP21 est de convenir d’un accord international ambitieux et juridiquement contraignant sur les enjeux climatiques. Comme l’explique François Gemenne, chercheur et maître de conférences à Sciences Po Paris, l’enjeu est de "trouver un accord global qui engage l’ensemble des pays dans des réductions d’émission de leurs gaz à effet de serre". Cela pour tenter de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2 degrés celsius, voire 1,5 degré, à l’horizon 2100. Avant sa mise en application, espérée pour 2020, l’accord pourra être complété si de nouvelles négociations venaient à être engagées.

> Là où ça coince: En 2009 lors de la conférence de Copenhague (COP15), malgré une volonté commune de contrer la hausse du réchauffement climatique, chacun est resté campé sur ses positions et aucun accord n'a pu être signé. "Il n’est pas simple de se décider sur la répartition des efforts entre les pays", explique François Gemenne. Les pays émergents, par exemple, ont du mal à accepter d'investir dans la lutte contre le réchauffement climatique, alors que les pays développés en sont les premiers responsables. L’Inde a par exemple prôné son libre droit au développement. Toujours divisés, les pays de la CCNUCC ne sont pas non plus tombés d’accord l'année suivante, lors de la COP16 à Cancún. "La difficulté est quand même de savoir comment transformer l’économie actuelle en une économie à bas carbone", ajoute François Gemenne.

> Les raisons d’espérer: C’est seulement lors de la Conférence pour le climat qui s’est tenue à Durban, en Afrique du Sud, fin 2011 (COP17), que les choses ont connu une maigre avancée. Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005 et qui visait à réduire, de 2008 à 2012, les émissions de gaz à effet de serre de 5,2% par rapport à 1990, a été prolongé jusqu’en 2020. Le Japon, la Russie et le Canada se sont cependant retirés du processus. Les pays développés ont aussi lancé, à Doha cette fois, le Fonds vert pour le climat, destiné aux pays en développement pour qu’ils s’adaptent au mieux aux changements climatiques. Il ambitionne de lever 100 milliards de dollars par an d'ici 2020. Les pays de la CCNUCC ont également décidé que la COP21 représentait la date limite pour trouver un accord. "Ce calendrier a été mis en place pour pallier à l’urgence liée à la crise climatique", précise François Gemenne. Mais la COP15 de Copenhague, en 2009, devait aussi faire office de date butoire. Ce fut un échec retentissant. Bis repetita à Paris?

 

Crédit photo: Rita Willaert/Flickr. 
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