Hébergement d'urgence: la demande a explosé, selon la Fnars

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Plus de la moitié des demandes d'hébergement d'urgence sont restées sans réponse entre 2012 et 2013.

Alors que les personnes en situation de précarité bénéficient d'un sursis grâce au prolongement de la trêve hivernale jusqu'au 31 mars, la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) publie un rapport alarmant sur l'état de l'hébergement d'urgence.

Selon ce quatrième baromètre hivernale [pdf], le nombre d'appels au numéro d'urgence 115 a augmenté de 28% entre les mois de février 2012 et 2013. Cela représente près de 13.000 nouvelles demandes.

Cette croissance de près d'un tiers des besoins d'hébergement s'explique en partie par le profil des demandeurs. Les familles sont de plus en plus nombreuses à composer le 115: +72% entre 2012 et 2013.

Sur les 37 départements que prend en compte cette étude, l'Hérault, la Marne, la Mayenne, les Yvelines ou encore la Sarthe ont enregistré une croissance de 30 à 70% de demandes d'hébergement. Les départements ruraux n'échappent pas à la crise: le Calvados, l'Orne ou le Finistère enregistrent une hausse de 5 à 30%.

En rouge, les départements où la demande d'hébergements d'urgence a été la plus forte. Capture d'écran du baromètre Fnars.
 

Dans le même temps, les structures d'accueil ont de plus en plus de mal à suivre. Près de 51% des demandes d'hébergement se sont soldées par une réponse négative, faute de place disponible. Si le chiffre reste très élevé, on est loin des 78% de demandes sans réponse, en décembre 2012.

> Lire l'article sur La Croix

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