
Réforme agraire en 2009, ouverture des petits commerces privés en 2011, ou suppression du fameux permiso de salida (permis de sortir), depuis le 14 janvier 2013.
Les réformes se multiplient et la société cubaine semble se réveiller tout doucement d'un long sommeil. Alors pour prendre la température de la démocratie à Cuba, les deux réalisateurs Léa Viktoria et Frédéric Vassort se sont immergés durant plusieurs semaines dans cette île des Caraïbes de onze millions d’habitants, un visa cinéma en poche, faute de pouvoir obtenir un visa journaliste. Évoquer le régime reste encore un tabou à Cuba.
> Regardez un extrait du documentaire "I Love Democracy: Cuba sans Fidel":
L’arrivée au pouvoir de Raul Castro en 2006, le jeune frère de Fidel Castro, a entraîné d’importants changements. Des réformes sociales donnant plus de poids au secteur privé notamment: les fonctionnaires représentent encore 85% de la population active à Cuba.
Mais en parallèle, les inégalités s'accroissent et se font de plus en plus persistantes. L’eau courante est encore un luxe pour une bonne partie de la population et l’économie vivote tant bien que mal: le salaire mensuel moyen d'un fonctionnaire cubain est de 19 dollars (environ 14 euros).
Au départ de Santiago de Cuba et en passant par la Havane, ce road movie sort des sentiers battus pour s'intéresser à ceux qui forment la société cubaine: aussi bien des jeunes qui n'osent pas évoquer la situation politique de leur pays, que des membres des comités de défense de la révolution, toujours prompts à dénoncer un voisin un peu trop loquace avec les étrangers.
À travers des images rares de la société cubaine et en mêlant archives et entretiens avec des exilés politiques, ce carnet de route de 90 minutes suit "la route de la Révolution” pour savoir si oui ou non, Cuba est bel et bien engagée dans la voie du changement.











