Le succès du microcrédit en ligne

Email this pageEnvoyer à un ami0CommentairesImprimer

A l’occasion de la semaine du microcrédit, Youphil est allé cliquer sur les sites qui vous proposent de prêter un peu de votre argent à des microentrepreneurs. Une solidarité online en plein boom.

« Avec 25 dollars, j’ai contribué à changer la vie d’une femme. » Natacha soutient depuis un an et demi une agricultrice togolaise, qui avait besoin de 1 000 dollars pour développer son élevage de chèvres et payer les soins vétérinaires. Une vingtaine d’internautes lui ont prêté de l’argent via le site de microcrédit américain Kiva, ce qui lui a permet de réaliser son projet.

Révolution online

Kiva. Quatre lettres qui ont révolutionné le monde de la solidarité online. Lancé en 2005, ce site de microcrédit permet à des internautes du monde entier de prêter leur argent à des microentrepreneurs. Concrètement, l’utilisateur choisit le montant de son prêt (d’un minimum de 25 dollars), puis Kiva verse l’argent à une IMF (institution de microfinance).

Cette petite banque locale doit ensuite reverser l’argent à l’entrepreneur, qui lui, s’engage à le rembourser par mensualités. Le risque de perte est donc mutualisé entre tous les prêteurs, même s'il reste, semble-t-il, minime, puisque 98% des emprunts sont remboursés à temps.
Kiva a déjà réuni 500 000 membres, qui ont prêté à plus de 90 000 entrepreneurs… Un succès qui fait des petits, y compris en France. Lancé en septembre dernier, Babyloan a déjà permis de réunir 240 000 euros en neuf mois. Les sept salariés du site s’occupent notamment de chercher les IMF, afin de placer au mieux l’argent des internautes.

Le site se finance grâce à une commission (d’un euro environ), aux frais d’accès à la plateforme versés par les IMF (de l’ordre de 2 à 2,5% de l’argent qu'elles reçoivent) et grâce à des petites subtilités de trésorerie, l’argent prêté par les internautes n’étant versé à l’IMF qu’à la fin du mois.

S'assurer de la fiabilité des intermédiaires

Un business lucratif donc ? Pas forcément. Certes, les microentrepreneurs empruntent souvent à des taux d’intérêt avoisinant les 30%, mais les plateformes, de leur côté, doivent dénicher des IMF fiables, capables de former ces microentrepreneurs, exclus des banques classiques, à la gestion de budget. « Au Tadjikistan, par exemple, les microentrepreneurs n’ont pas de calculatrice et comptent encore avec un boulier.(NDLR : une barre horizontale sur laquelle on fait glisser des boules d’un côté et de l’autre pour compter) », commente Arnaud Poissonnier, le fondateur de Babyloan. Les microentrepreneurs sont également conseillés sur la manière de gérer leur entreprise. Autant de services dont la qualité doit être vérifiée par les plateformes de microcrédit. 

Microcrédit sur l'Iphone

Si vous êtes anglophone, vous pouvez aussi prêter via MyC4, la référence des sites de microcrédit en Europe. Le système est plus complexe, puisque ce sont les internautes qui décident à quel taux d’intérêt ils vont prêter. S'ensuit une sorte d’enchère, chaque internaute proposant un taux (10%, 20% etc.), puis MyC4 décide du taux auquel va devoir rembourser le bénéficiaire du prêt (15% par exemple). Un peu compliqué, mais les addict des Iphone et autres Smartphone seront séduits, puisque MyC4 propose de prêter via le téléphone mobile. Une idée bien trouvée pour développer l’e-solidarité.
En un clic - les principaux sites de microcrédit dans le monde:

dhanaX
GlobeFunder India
MicroPlace (filiale d'eBay)
myELEN
Rang De
United Prosperity
51Give

Une expertise sur la microfinance : le centre de recherche international sur la microfinance

PlaNet Finance

L'Adie, association à l'initiative de la semaine du microcrédit

Email this pageEnvoyer à un ami0CommentairesImprimer