Social Good Week: 10 tendances web solidaires à suivre

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Notre sélection des sites web qui mettent le numérique au service d’un monde plus solidaire. 

Le web solidaire fait son show en France. La Social Good Week présente dans tout l'hexagone des initiatives qui placent l'action sociale et la solidarité au coeur du numérique.

Ismaël Le Mouël, fondateur de MailforGood et blogueur sur Youphil, a importé ce concept inspiré du Social Good Summit américain, organisé chaque année par l’ONU et le site Mashable.

Au programme: crowdsourcing, financements innovants et participatifs, nouveaux modes de collaboration, compétitions entre développeurs, et même des rencontres entre acteurs du logiciel libre et de l’entrepreneuriat social!

L’occasion pour Youphil de sélectionner plusieurs sites incontournables du web solidaire.

#1 Crowdsourcing, Crowdfunding: faire connaître et financer son projet grâce aux internautes 

Faire financer par les internautes des projets innovants, contournant ainsi les circuits bancaires traditionnels: voici le principe de ces sites qui mettent à l’honneur la création et encouragent les projets citoyens.

KickStarter: le premier site de crowdfunding américain a levé plus de 250 millions de dollars depuis sa création en 2009. Il a ainsi permis à des milliers de projets journalistiques, créatifs, musicaux, et solidaires de voir le jour.

En France, les sites de crowdfunding sont encore loin du géant américain, mais le succès est au rendez-vous. Citons, entre autres, KissKissBankBank et Ulule, pour les projets créatifs (artistiques ou journalistiques) et Imaginationforpeople pour repérer et soutenir des projets sociaux créatifs.

#2 Mails solidaires: aider des associations… via sa boîte mail

En acceptant d’intégrer, dans votre signature de mail, une bannière renvoyant vers le site d’une organisation caritative, vous pouvez soutenir une cause sans effort.

En France, la référence reste MailForGood, à l’initiative de la Social Good Week, qui propose désormais au internautes de visionner des publicités ou d'intégrer des modules de dons en ligne, plus rémunérateurs pour les associations. A signaler également, GiveBackMail: envoyez un mail, un don est versé à une ONG!

#3 Microcrédit en ligne: soutenir un entrepreneur à l’autre bout du monde

Le principe du microcrédit, médiatisé par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus? Permettre aux exclus du système bancaire d’accéder à des financements afin de développer leur projet entrepreneurial.

Kiva.org: le pionnier du microcrédit en ligne, lancé en 2005, a conquis plus de 830.000 utilisateurs en mettant en avant les histoires d’entrepreneurs en quête de financement. L’argument du site pour inciter les internautes à verser des micro-prêts? Le taux de remboursement, exceptionnel, de 98%.

En France, Kiva a ouvert récemment un site, mais c’est Babyloan.fr, crée en 2009, qui reste la première plateforme de microcrédit en ligne dans l’hexagone. Sans oublier MicroWorld, un des derniers venus, développé par l'ONG PlanetFinance.

#4 Troc en ligne, le système D tisse sa toile

Rendre des services à ses voisins, troquer son grille-pain contre une chaise ou encore donner un coup de main en informatique en échange d’un cours de couture: de nombreux sites favorisent les échanges de ce type entre internautes.

Troc services: un site de troc de référence, même s’il ne paie pas de mine.

Yakafoke: en lancement dans la sphère du web solidaire, ce site permettra d’échanger coups de main, prêts d’objets ou de savoir-faire.

#5 Crowdmapping: des données solidaires

Inscrivez vos informations sur des cartes pour aider à lutter contre la corruption ou donner un coup de main aux humanitaires en cas de catastrophes naturelles: le crowdmapping consacre l’avènement du journalisme citoyen.

I paid a bribe: sur ce site, les Indiens sont invités à raconter pourquoi et comment ils ont été amenés à payer un pot-de-vin. Objectif: lutter contre la corruption qui gangrène le pays. Un système de géolocalisation permet d’identifier la provenance des témoignages.

Catastrophe nucléaire au Japon, guerre en Libye, séisme en Haïti… le système de mapping Ushahidi propose aux internautes de publier leurs données, sur le web ou par SMS en cas de crise.

Sur le même principe, OpenStreetMap permet de "cartographier le monde". En cas de catastrophe, les internautes se mobilisent pour faire bouger les cartes.

#6 Bénévolat en ligne: concilier un planning chargé et l'envie d’agir

Vous avez envie de soutenir une cause sans bouger de votre fauteuil? Plusieurs sites proposent du bénévolat en ligne. Dans un premier temps, vous partagez votre CV et vos compétences, avant d’identifier une cause à laquelle vous avez envie de dédier quelques minutes, ou quelques heures. L’intérêt: vous organisez votre temps comme bon vous semble.

En France, vous trouverez votre bonheur sur deux sites de bénévolat en ligne: Sparked et Betobe.

Les Nations Unies ont elles aussi lancé leur plateforme de bénévolat en ligne: OnlineVolunteering

#7 Les moteurs de recherche solidaires: cherchez et donnez en un click

Plutôt que de faire grimper le chiffre d’affaires de Google, ces moteurs de recherche vous proposent de faire un don à une association à chaque fois que cherchez une information sur leur page.

Benelab: 100% des revenus sont reversés à des ONG et vous êtes informé de ce que devient votre don. Le tout financé par la publicité.

Ecosia: 80% du chiffre d’affaire est reversé aux projets du WWF en Amazonie. Vous pouvez également cliquer sur des liens sponsorisés pour augmenter les dons.

#8 Faire connaître sa cause grâce à Facebook et Twitter

Grâce à leurs millions d’utilisateurs, les réseaux sociaux sont devenus de formidables leviers de solidarités, pour faire connaître un enjeu de société méconnu, lever des fonds pour une cause, ou alerter sur une atteinte aux droits de l’Homme, via les hashtags sur Twitter, ou en mettant à jour son profil sur Facebook, par exemple.

Retrouvez 5 manières originales de faire connaître votre cause sur ces réseaux.

#9 Les serious games: quand jouer permet aussi d’agir

C’est la tendance 2012 du web solidaire: en rendant les utilisateurs "addict", comme on peut l’être à un jeu vidéo, les serious games proposent de concilier application ludique et information engagée, tout en impliquant davantage l’internaute.

Même les organisations les plus sérieuses cèdent à la "gamification", puisque le Programme Alimentaire Mondial a créé Free Rice, un jeu en ligne pour vaincre la faim.

D’autres ONG proposent aux internautes de s’impliquer davantage, par exemple en achetant des parcelles de forêts pour les préserver, comme Banco de Bosques.

#10 Pétitions en ligne: l’activisme 2.0

Des plateformes permettent de relayer plus facilement votre cause via des pétitions. Deux incontournables dans ce domaine:

Avaaz, le leader des pétitions en ligne, notamment dans les domaines de lutte contre la corruption et de respect des droits de l’Homme. Nous vous en parlions dès 2009 sur Youphil.com.

Change: l’autre site de pétitions en ligne, qui vient de débarquer en France, est à l’honneur de cette Social Good Week. Change.org est notamment à l’initiative d’une pétition visant à accorder une plus grande médiatisation aux Jeux Paralympiques, que Youphil.com a relayée cet été.

We sign it: lancé à l'occasion de la Social Good Week et développé par l'agence la Netscouade, We sign it permet notamment d'obtenir, moyennant finance, un site dédié à votre pétition, avec un nom de domaine propre.

 
Crédit Photo: Chemical Heritage Foundation / CC/ Flickr.

 

> D’autres idées liées au web solidaire? Faites-nous en part en commentaire de cet article, par mail (contact@youphil.com) ou sur notre Fan Page!

 

Cet article a initialement publié le 26 septembre 2012.
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