
Le premier grand rendez-vous du gouvernement avec les syndicats et le patronat s’est achevé après deux jours de discussions, le 9 et 10 juillet. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a présenté un calendrier serré de réformes sociales.
Lancement d'une série de concertations d'ici 2013
Principe central du nouveau dialogue social voulu par le gouvernement, la concertation va se décliner en plusieurs rendez-vous entre le gouvernement et les partenaires sociaux d'ici 2013.
Très attendue par les syndicats de travailleurs, une réforme de la loi sur la représentativité syndicale de 2008 a été promise par le Premier ministre. Une négociation sera menée au second semestre 2013.
Après un diagnostic sur le financement de la protection sociale en septembre 2012, une nouvelle loi sur le sujet devrait voir le jour en 2013. Enfin, une concertation sur le système de retraite sera engagée au printemps 2013 après un état des lieux réalisé par le Conseil d'orientation des retraites (COR).
"La pluralité et ma confrontation des idées ont montré leur efficacité"
Les syndicats sont ressortis globalement satisfaits de ces deux jours de négociations.
Pour la CFTC, la conférence sociale a été "une réussite au regard des objectifs affichés". "La pluralité et la confrontation des idées ont montré leur efficacité", a affirmé le syndicat des travailleurs chrétiens qui s'est réjoui du "volontarisme du gouvernement".
Un volontarisme "sans comparaison avec ces cinq dernières années" pour le leader de la CGT, Bernard Thibault, qui a cependant regretté l’absence de mesures rapides pour éviter les fermetures d’usines: "un loupé", selon lui. François Chérèque a quant à lui pointé des déficiences dans les négociations concernant les fonctionnaires.
> Le secrétaire général de la CFDT était interviewé ce matin sur France Info:
Sans surprise, le son de cloche a été différent chez la patronne des patrons, Laurence Parisot. La présidente du Medef a estimé que la feuille de route du Premier ministre ne tenait pas compte "des réalités que vivent les entreprises".
"Des réformes pas avant un an alors qu'il y a urgence!"
Les critiques sont surtout venues de l’UMP. L’ancien président UMP de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer a jugé que toutes les annonces allaient dans le sens "d’une réduction du pouvoir d’achat" et d’une accentuation des dépenses publiques. De son côté, Jean-François Copé s’est étonné qu’"on nous annonce des réformes mais pas avant un an alors qu’il y a urgence".











