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1992: le sommet de la prise de conscience globale
Qualifié de "moment historique pour l'humanité" par le Secrétaire général de la conférence Maurice Strong, le Sommet de la Terre de Rio en 1992 symbolise la prise de conscience globale des enjeux environnementaux.
La conférence adopte la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), qui servira de base au futur protocole de Kyoto. Autres avancées, le programme "Action 21", qui est toujours la référence pour l'application du développement durable à l'échelle des territoires, et la signature de la Convention sur la diversité biologique (CDB). La jeune Severn Cullis-Suzuki émeut les dirigeants de la planète lors d'un célèbre discours sur les générations futures.
1997: l'engagement pour réduire les émissions de CO2
A Kyoto, les pays développés s’engagent pour la première fois à limiter leurs émissions de gaz à effets de serre pour lutter contre le réchauffement climatique. Signé en 1997, le protocole de Kyoto prévoit une réduction moyenne de 5,2% des émissions de gaz à effets de serre dans les pays industrialisés.
2010: la lutte contre le biopiratage
Point culminant de l’Année internationale de la biodiversité, la conférence mondiale sur la biodiversité aboutit en octobre 2010 au protocole de Nagoya (dit APA). Il prévoit des outils pour permettre aux pays de lutter contre la biopiraterie, la création d’une sorte de GIEC de la biodiversité et comprend une stratégie décennale en 20 objectifs pour la biodiversité.
2010: le retour du multilatéralisme
Jusqu'au sommet de Cancún, seuls les pays développés, hormis les Etats-Unis, avaient accepté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette fois, au Mexique, tous les pays, y compris les pays en voie de développement, adhèrent à cette idée. La déclaration finale est adoptée sous les applaudissements et consacre surtout le retour du multilatéralisme.
>Les flops...
2002: le divorce entre les écologistes et les Etats
Le quatrième Sommet de la Terre à Johannesburg devait permettre en 2002 de réaffirmer et prolonger les engagements de Rio. Mais dans un contexte de lutte contre le terrorisme, les objectifs environnementaux passent à la trappe. Johannesburg restera surtout le sommet du divorce entre les Etats et les activistes écologistes. Ces derniers, qui estiment avoir été floués, huent le secrétaire d’Etat américain Colin Powell à la tribune des Nations Unies.
Seule avancée notable, les Etats s'entendent sur l’objectif de réduire de moitié la population n’ayant pas accès à l’eau, soit 1,3 milliard de personnes d’ici 2015. Parmi les moments forts de ce sommet, on retiendra aussi l’envolée lyrique de Jacques Chirac, tout juste élu président: "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs".
2009: l'échec de Copenhague
Alors que la première étape du protocole de Kyoto prend fin en 2012, la conférence de Copenhague (COP15) devait imaginer la suite. Mais la Chine et les Etats-Unis, responsables de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, tirent les négociations vers le bas. Tout le monde semble maintenant s'accorder sur le constat que la planète se réchauffe, sans toutefois souscrire à des mesures contraignantes.
2011: une occasion perdue de sauver le climat
À Durban, les Etats décident de lancer un nouveau processus de négociation devant se conclure en 2015, par un accord juridiquement contraignant. Ils avalisent aussi la création d'un Fonds vert pour aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement climatique. Finalement, seule l’Union Européenne et les pays fortement menacés par la montée des mers militent pour des contraintes légales sur la réduction des émissions de GES. L'occasion de sauver le climat est encore une fois perdue.











