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Finie la philanthropie, aujourd’hui les entreprises doivent développer une politique sociale pour se maintenir dans le pays. A l'image d'YTL Corporation, exemplaire dans le domaine social.
Un prix pour promouvoir la responsabilité sociale. En mars dernier, à Kuala Lumpur, le Premier Ministre de Malaisie, Datuk Seri Najib Tun Razak, a remis pour la quatrième année les "Prime Minister Corporate Social Responsibility Awards". Le géant pétrolier national Petronas a reçu le premier prix pour ses différentes initiatives, notamment en matière de culture et d’éducation.
Parmi les autres gagnants figurent Telekom Malaysia (Lieu de travail), CIMB (Communauté et action sociale), Truly Loving Company (PME), Rampai-Niaga (Leadership des femmes), Media Prims Berhad (Sensibilisation à la responsabilité sociale des entreprises), Intel (Environnement).
En plus de mettre en place une politique de responsabilité sociale (RSE), les entreprises doivent en rendre compte dans leur rapport annuel, comme l’exige la bourse malaisienne.
200 entreprises ont participé au concours, ce qui est assez remarquable quand on sait que d’autres awards existent en Malaisie tels le StarBiz ICR Malaysia CR Awards, décerné le 5 mars 2010 avec plus de 330 entreprises participantes; ou encore les ACCA Malaysia Sustainability Reporting Awards (MaSRA).
Datuk Seri Najib Tun Razak a déclaré qu’il comptait sur les entreprises pour faire progresser le pays dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement et de la réduction de la pauvreté, à savoir les principales problématiques RSE en Malaisie.
Cohésion sociale et réduction de la pauvreté
La Malaisie ambitionne de rejoindre le groupe des pays riches à l'échéance de 2020, en doublant le revenu par habitant, actuellement de 7.000$ US, grâce à l'attraction des capitaux étrangers et à l'amélioration de la productivité.
Elle doit pour cela faire face à des défis: réduire les inégalités, promouvoir l'harmonie entre les diverses communautés, et surmonter la baisse des capitaux étrangers, reflet d'une compétition accrue en Asie du Sud Est.
Face à ces défis, la RSE n’est plus un exercice de relations publiques ou de philanthropie. Elle doit aider les entreprises et l’économie malaise à garder leur place en Asie du Sud Est ; et contribuer à remplir les objectifs de cohésion sociale et de réduction de la pauvreté.
Transparence et responsabilité
Dans ces conditions, la Malaisie doit être pionnière dans le domaine de la RSE. Ses entreprises doivent évoluer vers plus de transparence et de responsabilité.
La RSE en Malaisie bénéficie d’une politique gouvernementale volontariste, dont la dernière manifestation est l’annonce, par Bursa Malaysia, du lancement prochain d’un index ISR (Investissement Socialement Responsable, lire l'article de Youphil ici). Comme le souligne Datuk Yusli Mohamed Yusoff, son PDG, cet index servira à fidéliser les investisseurs, sensibles à la RSE.
Par ailleurs, d’autres mesures publiques ont été prises:
> Le Ministère des finances a lancé en 2006 un cadre RSE avec des principes d’actions pour les entreprises ;
> Bursa Malaysia, depuis 2006, exige des entreprises cotées qu’elles incluent des informations RSE dans leur rapport annuel.
YTL, entreprise exemplaire
Parmi les entreprises qui développent une politique sociale, YTL Corporation est l’un des plus grands producteurs indépendants d’énergie en Asie du Sud qui est coté en bourse (Kuala Lumpur Stock Exchange).
YTL Power International, qui fait partie du groupe YTL Corporation, a reçu de nombreuses récompenses pour ses initiatives sociales.
En octobre 2007, le groupe YTL a versé la somme de 100.000$ US à WWF pour la promotion de projets visant à la conservation du corail local en Malaisie. Il faut en effet savoir qu’un tiers du corail mondial est en voie d’extinction.
YTL a également créé un prix décernant une bourse destinée à des enfants d’employés pour la poursuite de leurs études. Le groupe propose également des activités de soutien de mathématiques à des enfants avec des besoins particuliers (autistes,…) ou issus de familles défavorisées. Sans oublier la création d'un site dédié à ses employés, qui inclut des objectifs sociaux comme la gestion des finances personnelles.
Un bon exemple, donc, à suivre pour l’ensemble des entreprises qui doivent, aujourd’hui et demain peut-être encore plus, mener une politique de responsabilité sociale en Malaisie, et dans le reste de l'Asie.
Photo de Une: Flydime/ FlickR.
Un beau témoignage sur Amma
Isabelle