
Il y a six ans, à la sortie de ses études, David est plutôt confiant. Alors âgé de 24 ans, il est titulaire d'un double diplôme : un Bac +4 en AES (administration économique et sociale) suivi d'un DESS en informatique. Oui, mais voilà : sur les bancs de la Fac, il n'a pas appris à "se vendre", faire un CV ou démarcher un employeur.
Comme David, les jeunes diplômés ont de plus en plus de mal à s'insérer sur le marché du travail. En février dernier, ils étaient ainsi plus de 430 000 demandeurs d'emploi de moins de 25 ans, soit un tiers de plus qu'un an plus tôt.
Avec le chômage commence souvent aussi une période de doute, à laquelle s'est ajoutée, pour David, des "difficultés familiales". Pendant six ans, il survit grâce au RMI et à quelques jobs alimentaires.
Il y a un peu moins d'un an, il décroche un emploi d'assistant chef de projet dans une agence de communication événementielle. Particularité du poste : il s'agit d'un travail en réinsertion. Pour l'obtenir, il faut remplir un certain nombre de critères : être au chômage depuis plusieurs mois, toucher le RMI, ou encore être recommandé par l'ANPE.
Une premier pas vers l'emploi qu'il franchit au prix d'un maigre salaire au vu de ses qualifications : à peine plus de 1000 euros par mois. Mais pour le jeune homme, c'est surtout le moyen de remettre un pied dans le monde du travail après six ans de chômage.
A terme, David espère devenir chef de projet. Mais pour l'instant, son passage par la case réinsertion est loin d'être terminé : son contrat de trois mois, déjà reconduit pour neuf mois, pourrait l'être encore un an de plus.
Vendredi, retrouvez Serge, en réinsertion dans un restaurant.











