En 40 ans, nos océans ont perdu la moitié des espèces marines

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Les actions de l'homme et le dérèglement climatique sont à l'origine de cette hécatombe, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Entre 1970 et 2012, les populations d’animaux marins ont chuté de près de 49%. C’est un chiffre terrible qu’a révélé le Fonds mondial pour la nature (WWF), dans un rapport publié le 16 septembre 2015. Selon l’organisation de défense de l’environnement et de la vie sauvage, les actions anthropiques sont responsables de cette hécatombe.

Ce rapport annuel intitulé "Planète vivante océans" [pdf], a pour mission de relever l'état de santé de la faune de notre planète, aussi bien des mammifères, des oiseaux, des reptiles que des poissons. L’étude est ainsi basée sur l’analyse et l’observation de 5829 populations d’animaux, appartenant à 1234 espèces (dont 930 espèces de poissons). Et certaines sont beaucoup plus menacées que d’autres. Le thon, le maquereau ou la bonite ont ainsi vu leurs effectifs s’effondrer de 75%, en une quarantaine d’années seulement.

À qui la faute?

Comment expliquer ce désastre? "La surexploitation apparaît comme la première menace pour la biodiversité océanique", déplore le WWF. Mais elle estime que "le changement climatique est également à l’origine de mutations océaniques plus rapides qu’à n’importe quelle autre époque". Autrement dit, les actions de l’homme ont un impact dévastateur: le dérèglement climatique, en partie accéléré par nos modes de vie (nos émissions de gaz à effet de serre, par exemple), entraîne une dégradation, voire la perte totale d’habitats naturels (par l'acidification des océans, entre autres).

Les récifs coralliens, les mangroves ou les herbiers marins abritent une faune incroyablement riche (plus de 25% de toutes les espèces marines). Mais ces habitats sont directement menacés et le WWF estime qu’ils "pourraient disparaître du globe d’ici 2050 sous l’effet du changement climatique".

À quelques mois seulement du début de la COP21 à Paris, qui s’ouvrira début décembre 2015, l'organisation tire la sonnette d’alarme. "L’effondrement des écosystèmes océaniques est en mesure de déclencher une grave crise économique et de compromettre les résultats de la lutte que nous menons pour éradiquer la pauvreté et la malnutrition", a prévenu Marco Lambertini, directeur général du WWF International.

> Lire l'article sur Le Monde

 

Crédit photo: Tim Sheerman-Chase/Flickr
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