Infections sexuellement transmissibles et grossesses: des anneaux pour remplacer les préservatifs féminins?

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Des chercheurs travaillent sur des anneaux vaginaux associant moyen de contraception et protection contre les IST.

Bien qu’efficace s'il est bien utilisé, le préservatif traditionnel pour hommes et femmes souffre d’une mauvaise réputation: le manque de sensations lors d’un rapport sexuel. De fait, des comportements à risque surviennent: dans le monde, seulement 5% des hommes ont recours au préservatif. Pour y remédier, des alternatives à la capote voient peu à peu le jour. Deux équipes de chercheurs tentent, par exemple, de développer chacune des "anneaux vaginaux": moins contraignants, ils empêcheraient les grossesses non désirées et/ou protégeraient des infections sexuellement transmissibles (IST).

Les deux dispositifs bénéficient déjà d’essais cliniques. Le premier anneau, développé par l’organisation International partnership for microbicides (IPM) avec le soutien financier de la fondation Bill et Melinda Gates, est testé sur 5000 femmes volontaires dans quatre pays d’Afrique: le Malawi, l’Afrique du Sud, l’Ouganda et le Zimbabwe. Lors d’un rapport, cet anneau placé contre le col de l’utérus diffuse dans l’organisme du "dapivirine" (d’où son nom de "Dapivirine ring"): un médicament antirétroviral efficace contre le virus du sida et différentes IST. Les résultats des premières expérimentations en Afrique devraient tomber à la fin de l’année 2016. Les concepteurs du "Dapivirine ring" estiment que leur anneau pourra être commercialisé en 2018.

Le second dispositif est encore plus révolutionnaire: il permettrait non seulement aux femmes d'être protégées contre les infections sexuellement transmissibles, et aussi de disposer d'un moyen de contraception. Durant 90 jours, il diffuse à petites doses l’antirétroviral "tenofovir" ainsi que du "lévonorgestrel", un contraceptif. Ce second anneau a été mis au point par des scientifiques de l’université Northwestern (Etats-Unis). Une cinquantaine de femmes aux Etats-Unis et en République Dominicaine le testent déjà. Le docteur Kiser de l’université Northwestern estime que ce dispositif sera utilisé par les femmes "principalement pour la contraception".

Les recherches pour trouver des solutions de remplacement aux préservatifs se multiplient. Récemment, nous vous parlions, par exemple, du préservatif qui change de couleur en fonction de l’infection détectée; d’une capote fabriquée dans un tout nouveau matériau; ou encore de ce préservatif "en kit".

> Lire l'article sur WeDemain

 

Crédit photo: Northwestern University.
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