Sept actualités responsables qu'il ne fallait pas manquer

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Si vous avez passé ces derniers jours les orteils en éventail, petit rattrapage de l'actu sur la planète responsable.

RSE

Accor plantera dix millions d’arbres d’ici 2021. Les actionnaires du groupe hôtelier ont en effet approuvé à 96% en assemblée générale, le 28 avril 2015, la "résolution de l’arbre". Le groupe s’engage ainsi à intensifier "Plant for the planet", un programme de reforestation lancé en 2009 et développé par Tristan Lecomte, le fondateur d’Alter Eco, aujourd’hui à la tête du cabinet de consultants "Pur projet". Ce programme propose aux clients de réutiliser leurs serviettes de toilette et d’affecter à la reforestation la moitié des économies de blanchisserie réalisées. Si un groupe comme Nespresso s’est aussi engagé à planter 10 millions d’arbres d’ici 2020, c’est la première fois qu’un dispositif de ce type est soumis au vote des actionnaires.

Gros sous

24.000 milliards de dollars. C’est la valeur économique des océans, d’après un nouveau rapport du WWF. Réalisé en partenariat avec le "Boston consulting group" (BCG) et le "Global change institute" de l’université du Queensland en Australie, il propose une évaluation des services écosystémiques rendus par les océans. Recouvrant les deux tiers du globe, ils procurent diverses formes de valeurs, allant de la pêche au tourisme. Selon un "produit marin brut" calculé à la manière du produit intérieur brut (PIB), les océans seraient ainsi la septième économie mondiale, derrière la Grande-Bretagne et devant le Brésil. Et ce, grâce à "une production annuelle de biens et de services", estimée à 2500 milliards de dollars. Une manne économique largement menacée par la mauvaise gestion des océans et le réchauffement climatique.

Innovation

"Powerwall", c’est le nom de la nouvelle batterie commercialisée par Tesla. La firme, célèbre pour ses voitures électriques mais également pour ses panneaux solaires, espère ainsi rendre le marché des énergies renouvelables encore plus accessible aux particuliers. Fixable au mur, cette batterie compacte permet en effet de stocker l’énergie solaire produite grâce à des panneaux en journée. Une manière de répondre au problème de l’intermittence du solaire: alors que les panneaux photovoltaïques génèrent l’essentiel de leur énergie l’après-midi, lorsque les ménages en ont le moins besoin, les pics de consommation ont lieu le matin et le soir. À 3500 dollars le boîtier de 10 kilowattheures (kWh), cette nouvelle batterie est deux fois moins chère que les solutions concurrentes.

Déchets

41,8 millions de tonnes. C’est le volume de déchets électroniques produits dans le monde en 2014, d’après le Global E-waste monitor 2014 [pdf]. Réalisé par l’université des Nations Unies (think tank onusien), le rapport montre que ce volume va continuer de croître pour atteindre 50 millions de tonnes en 2018. Contrairement aux idées reçues, les déchets technologiques (téléphones portables, ordinateurs, imprimantes, etc.) ne concernent que 7% des déchets électroniques. Ces derniers étant à 60% composés de petit et grand électroménager. Il reste des progrès à faire dans le domaine de la réutilisation et du recyclage, puisque seuls 6% des déchets ont connu un tel sort. Avec 15,6 kg de déchets par habitant en 2014, l’Europe est la région du monde qui produit le plus de déchets électroniques et l’Afrique la moins polluante, avec 1,7 kg produit par habitant.

ONG

Quand la plus grande démocratie du monde muselle les ONG. Le gouvernement indien a bloqué les comptes de Greenpeace pour six mois, au motif que l’ONG environnementale ne déclarerait pas la totalité des fonds provenant de l’étranger, et a interdit à certains de ses collaborateurs de quitter le pays. La section indienne de l’ONG environnementale réfute cette accusation et indique sur son site qu’elle ne dispose plus que de 30 jours de trésorerie pour couvrir les salaires de son personnel et ses frais de fonctionnement. Elle estime être sanctionnée pour ses prises de position contre la pollution de l’air, ou celle en faveur du thé sans pesticides.

Impact investing

10,6 milliards de dollars. C’est le montant des investissements à impact social (ou impact investing) réalisés par les 146 plus gros acteurs du secteur dans le monde: gestionnaires de fonds, banques, institutions de financement du développement, fondations ou fonds de pension. C’est ce que révèle le cinquième sondage [pdf] du "Global impact investing network" et JP Morgan. Ces investisseurs à impact prévoient de mobiliser 12,2 milliards en 2015. Le sondage note aussi la tendance grandissante des grandes entreprises à pratiquer l’impact investing. C’est le cas du groupe Pearson, spécialisé dans la presse et l’édition: il a annoncé cette année qu’il dédierait 50 millions de dollars d’ici à 2020, aux entrepreneurs sociaux œuvrant dans l’éducation en Afrique, Asie et Amérique latine, via son fonds "Affordable learning". 

Innovation

L’Unicef lance un Centre d’innovation mondial et un Fonds pour l’innovation. De la téléphonie mobile pour enregistrer les naissances au partage des données pour améliorer la participation politique des jeunes, "les bureaux de pays de l’UNICEF qui testent des programmes novateurs pourront à présent demander à avoir accès au Fonds pour l’innovation", explique l’organisation internationale de défense des enfants. Avec l’ambition de participer au développement de 300 projets innovants, elle a récolté 9 millions de dollars et s’est par exemple associée avec Walt Disney et le gouvernement danois.

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Cet article a initialement été publié en mai 2015 dans la Lettre professionnelle "Tendances de l'innovation sociétale".

 

Crédit photo: get directly down/Flickr.
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