L'aide internationale se met en place après le séisme au Népal

Email this pageEnvoyer à un ami2CommentairesImprimer

Un violent tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter a frappé la capitale du Népal, Katmandou.

30 avril 2015: Près de 5500 personnes sont mortes dans le séisme qui a ravagé le Népal, d'après le dernier bilan provisoire qui s'alourdit de jour en jour. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a confirmé qu'un troisième Français est décédé à la suite de ce tremblement de terre. La France est toujours sans nouvelle de plus de 200 ressortissants.

29 avril 2015: Le dernier bilan fait état de plus de 5050 morts, selon le ministère de l'Intérieur népalais. Après une avalanche survenue le 28 avril aux environs du village de Ghodatabela, 250 personnes sont portées disparues, dont certaines effectuaient un trek.

28 avril 2015: Le séisme au Népal a fait plus de 4340 morts et plus de 8500 blessés, selon le dernier bilan, toujours provisoire, du ministère de l'Intérieur népalais. Dans une déclaration à l'agence de presse Reuters, le Premier ministre népalais Sushil Koirala a indiqué que le bilan final pourrait atteindre les 10.000 morts. Au total, les Nations Unies estiment que plus de 8 millions de Népalais sont affectés par le séisme.

27 avril 2015: Au moins 3218 personnes sont mortes lors du tremblement de terre et des répliques, survenus les 25 et 26 avril, selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur népalais. Près de 90 personnes sont également décédées en Chine et en Inde, ainsi que 18 personnes sur les pentes de l'Everest. Le séisme a fait près de 6500 blessées.

Le nombre de victimes augmente d'heure en heure. D'après le bilan provisoire du ministère de l'Intérieur népalais, au moins 2000 personnes seraient mortes lors du séisme de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter, qui a frappé le nord-ouest de Katmandou, dans la matinée du 25 avril 2015. Le tremblement de terre a été ressenti jusque dans la région du mont Everest, où au moins 17 alpinistes ont été ensevelis par d'énormes avalanches, qui ont dévalé les pentes du mont pour atteindre le camp de base dressé à 5364 mètres d'altitude.

À Katmandou, situé à 80 kilomètres environ de l'épicentre du séisme, de nombreux bâtiments se sont effondrés, piégeant des centaines de personnes. Une semaine avant le drame, une cinquantaine d'experts et de scientifiques s'étaient d'ailleurs réunis dans la capitale népalaise pour évaluer l'impact d'un gros tremblement de terre, révèle l'agence Associated Press. La densité de population et l'état des constructions laissaient craindre le pire en cas de "big one".

L'aide internationale se met en place

La mobilisation des populations s'est rapidement mise en route, mais elle a été entravée par les nombreuses répliques survenues tout au long de la journée du 25 avril. Beaucoup de Népalais ont dû passer leur première nuit dehors, ou dans les tentes de fortune installées à la hâte.

La plupart des ONG ont réagi dans l'urgence pour déclencher des opérations de secours. Médecins sans frontières (MSF), par exemple, a précipité quatre équipes à Katmandou, depuis l'état de Bihar en Inde (à la frontière avec le Népal). Médecins du monde (MdM) a également mobilisé ses personnels déjà "présents au Népal sur un programme de santé maternelle et infantile". Egalement présente dans le pays, Handicap international est intervenue dans les premières heures de la catastrophe et a officiellement lancé un appel aux dons.

La communauté internationale a, elle aussi, annoncé l'envoi d'équipes de premiers secours et le déblocage d'aides financières. Les Etats-Unis ont promis un million de dollars; la Norvège, près de 3,5 millions d'euros; l'Australie 3,5 millions d'euros; la Nouvelle-Zélande 700.000 euros; la France se dit prête à offrir son assistance.

Google relance son "Person finder"

Dans ce genre de catastrophes, la coupure des réseaux de télécommunication rend plus difficile la recherche des victimes. C'est ainsi que Google a relancé son outil "Person finder": une base de données participative géante, où il est possible soit de chercher le nom d'une personne, soit de donner des informations sur des victimes ou des survivants. La base de données est accessible à la fois en anglais et en népalais.

Comme le rappellent nos confrères du magazine Slate.fr, le géant américain avait lancé "Person finder" juste après le tremblement de terre en Haïti, le 12 janvier 2010. Depuis, il a été utilisé à de nombreuses reprises au Japon, en Indonésie ou encore aux Philippines.

 

Cet article a été publié le 26 avril 2015. Il est mis à jour régulièrement.
Photo: Népal, 25 avril 2015. Crédit: Handicap international.

 

Email this pageEnvoyer à un ami2CommentairesImprimer
Commentaires

Bonjour, en tant que particulier si je souhaite aider, comment dois-je m'y prendre ? existe t-il un site prévu pour ça ?

La jeune ONG française dont la vocation est d'organiser le partage au profit des populations sinistrées à la suite des catastrophes naturelles lance un appel aux entreprises de distribution et aux fabricants. Ceux-ci peuvent déstocker du matériel et équipements dans le cadre du mécénat d'entreprise. A la suite du tremblement de terre du Népal, Partagence NSO met à disposition ses 4 plateformes situées en France pour accueillir les dons en nature, avant des redistribution, en lien avec les autorités françaises. Contact : operations@partagence-nso.org