Sandra Lamarque du tac au tac

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En 2012, Sandra Lamarque a pris les rênes du "desk" urgence de l'ONG Solidarités International.

Retrouvez le portrait de Sandra Lamarque

La mission humanitaire qui vous a le plus marquée?

La Syrie, sans hésiter! Elle m'a marquée dans tous les sens du terme.

Le pays qui vous a le plus marqué?

L'Afghanistan. J'y suis resté presque deux ans, cela a été ma mission la plus longue au sein d'un même pays. Le pays est sublime, mais aussi très meurtri. Les populations sont incroyables.

Plutôt Bernard Kouchner ou Sœur Emmanuelle?

Je dois absolument choisir entre les deux? Ce n'est pas facile, mais je dirais Sœur Emmanuelle, dans la démarche et dans l'humilité. Pour Kouchner, on ne peut pas vraiment parler d'humilité [fou rire]. Mais je ne prétends absolument pas avoir l'humilité de Sœur Emmanuelle…bien que j'aimerais beaucoup!

Un conseil pour une jeune fille de 20 ans qui voudrait s'engager dans l'humanitaire?

De ne pas s'effacer! De ne pas s'autocensurer mais de compter sur ses forces en tant que femme et de valoriser cela. D'en être fière et de prendre sa place si on ne la lui donne pas!

Où vous voyez-vous dans 5 ou 10 ans?

Les urgentistes se projettent peu, nous ne savons même pas où nous serons dans une semaine ou deux. Mais j'aimerais bien être sur le terrain, sur une nouvelle crise, avec de nouveaux défis à relever.

En espérant que l'on y arrivera et que l'on ne vivra pas dans un monde où il est de plus en plus difficile d'agir, de témoigner et d'être présent. Voilà ce qui me fait très peur: que notre espace se réduise…

 

Cet article a initialement été publié le 6 mars 2015.
 
Crédit photo: Romain De Oliveira.
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