La Banque mondiale annonce une coalition Etats/entreprises pour taxer les émissions de CO2

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Près de 73 régions (dont 22 Etats, provinces et grandes villes) et plus d'un millier de grandes entreprises se disent favorables à la mise en place d'une taxe carbone, a indiqué la Banque mondiale, le 22 septembre 2014. Un consensus annoncé à la veille du Sommet sur le climat de l'ONU à New York.

Parmi les nations présentes dans cette coalition [pdf], on retrouve de grands émetteurs de gaz à effet de serre comme la Chine, l'Afrique du Sud, la Russie, la France; parmi les entreprises, Areva, Dow Chemical ou Pfizer. Mais il y a malgré tout des absents de taille: les Etats-Unis, le Brésil, l'Inde, le Japon. De même, Total, ExxonMobil, ou Walmart ne figurent pas sur la liste des participants. Elles faisaient pourtant partie des 50 plus grands pollueurs de la planète, selon le rapport 2013 du Carbon disclosure project (CDP).

La Banque mondiale ne précise pas exactement quel sera le système mis en place. Elle évoque simplement une taxe sur les émissions de CO2 des Etats et des entreprises, ou bien un système de quotas de carbone échangeables (qui irait dans le sens du marché carbone actuel). L'organe onusien précise, en revanche, qu'une "série d'initiatives" devraient être annoncées lors du sommet sur le climat, le 23 septembre 2014.

Des mesures plus ou moins similaires existent déjà, notamment en France avec la contribution climat-énergie (CCE). Entrée en vigueur en avril 2014, la CCE taxe davantage les énergies polluantes comme le gaz, les carburants ou le charbon. Elle remplace en quelque sorte la taxe carbone abandonnée en 2010 par le gouvernement de François Fillon.

> Lire l'article sur Le Monde

 

Crédit photo: Agustín Ruiz/Flickr.
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