Cop21: comment faire pour ne pas exploser le bilan carbone de l'événement?

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La COP20 ferme ses portes le 12 décembre 2014, à Lima. La France prend le relais en 2015 avec la COP21 au Bourget, et elle ne doit pas se rater sur l’impact environnemental de l’événement. Peut-elle être à la hauteur?

Sur le fond, la conférence sur le climat organisée en France (COP21) ne pourra être jugée qu’à son terme, en décembre 2015. Sur la forme, elle n’a pas droit à l’erreur. Et les efforts commencent dès aujourd’hui. À l’instar des précédentes éditions, le pays hôte, en l’occurrence la France, est attendu au tournant. Aucun écart de conduite ne sera toléré en matière d’écologie sur l’organisation de l’événement.

Il y a six ans, Copenhague avait accueilli l’une des conférences les plus importantes de ces dernières années. Pendant onze jours, 34.000 personnes se sont rassemblées dans la capitale danoise. Le bilan carbone quotidien de chacune d'entre elles a été évalué à 0,12 tonne. L'équivalent de 800 kilomètres parcourus par une voiture. Et c'est sans compter les transports utilisés pour se rendre à Copenhague.

30.000 personnes attendues

Depuis cette conférence au Danemark, le Mexique, l’Afrique du Sud, le Qatar, la Pologne et le Pérou l’ont également organisée. Mais celle de Paris sera plus importante: un accord contraignant devra être trouvé entre tous les pays participants. Le contingent des délégations sera donc aussi important qu’en 2009. En effet, sont attendus entre 20.000 et 25.000 membres des délégations de 195 pays représentés, 3.000 journalistes, ainsi que les membres d’ONG environnementales, de collectivités locales ou encore des chercheurs.

À quelques mois du coup d’envoi, le secrétariat général, chargé "d’organiser physiquement la conférence en tenant compte des normes éco-responsables" ne tourne pourtant qu’avec une dizaine de personnes. Il dit avoir pensé à tout, relaie un message écolo, mais reste encore flou sur certains points essentiels.

Produits locaux

À commencer par la gestion des déchets, question environnementale clé lorsque l’on accueille 30.000 personnes badgées qui parlementent, se restaurent et arpentent les allées. "Viparis, qui gère les événements au Bourget, a des habitudes et solutions vraisemblablement certifiées. Il y aura un tri sélectif des déchets", lâche, évasif, Pierre-Henri Guignard, secrétaire général de la COP21.

Sur place, entre chaque réunion, la logistique des repas et des boissons représente déjà un gigantesque chantier. "En ce qui concerne l’eau, nous avons sollicité plusieurs entreprises. À elles de nous proposer les meilleures solutions, poursuit-il, ne sachant pas encore exactement ce qui sera mis en œuvre. Pour la restauration, il faudra tenir compte des cultures et des budgets de chacun. Nous voulons imposer aux fournisseurs de choisir des produits locaux ou français, dans la mesure du possible."

Transports propres

Quand tout ce beau monde se sera restauré, il voudra sans doute se reposer. Mais comment véhiculer autant de monde vers les hébergements sans nuire à l’environnement? "Le site du Bourget a été choisi en partie parce qu’il y a un parc hôtelier important à proximité entre Roissy, Le Bourget et Paris, argumente Pierre-Henri Guignard. Pour s’y rendre, les délégations auront le choix entre le RER B et la ligne 7 du métro."

Pas sûr que les diplomates s'y pressent aux heures de pointe. "Des transports supplémentaires devront être mis en place la nuit, quand les transports en commun fermeront. Nous pensons donc à des bus hybrides et des véhicules électriques." Pour connaître plus précisément les efforts entrepris pour préserver l’environnement, il faudra attendre le début de l’année 2015.

 

Crédit photo: UNClimatechange/Flickr.
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