Banque mondiale: contre la pauvreté, "la croissance a ses limites"

Email this pageEnvoyer à un ami0CommentairesImprimer

"La croissance économique a ses limites", assure la Banque mondiale. La croissance, à elle seule, ne suffira pas à réduire à zéro le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté. Dans un rapport publié le 10 avril 2014, l'institution internationale affirme que, pour faire baisser la pauvreté, les pays du Sud devront aussi mettre en place des politiques sociales.

Dans les pays du Sud, mais aussi dans les pays occidentaux, les retombées de la croissance économique ne sont pas équitablement réparties. Les inégalités augmentent et de moins en moins de personnes parviennent à sortir de la pauvreté. "L'augmentation des inégalités de revenus peut diminuer, voire annuler, l'impact de la croissance sur la réduction de la pauvreté", souligne dans son rapport la Banque mondiale.

Quelle politique à mettre en place?

1,2 milliard d’individus vivent encore avec moins de 1,25 dollar par jour, le seuil de l’extrême pauvreté. Le nombre de pauvres dans le monde a tout de même baissé en vingt ans: 36% de la population vivait avec moins de 1,25 dollar en 1990 contre 17% en 2010. La Banque mondiale voudrait que ce chiffre passe à 9% en 2020.

Pour continuer à faire baisser ce nombre, la Banque mondiale incite les pays du Sud à soutenir des mesures en faveur des plus démunis, comme la protection sociale, l'éducation ou encore la lutte contre la malnutrition.

Selon la Banque mondiale, beaucoup de problèmes de développement humain, comme la malnutrition, ne sont pas simplement le résultat de la pauvreté, mais aussi sa cause. "Il ne faut donc pas attendre que la croissance économique règle ces problèmes, il existe des leviers", souligne le rapport.

 

Crédit photo: Anthony Theobald/Flickr.
Email this pageEnvoyer à un ami0CommentairesImprimer