Haïti: qui va toucher le pactole?
Après l’émission d’appel aux dons "Hope for Haïti", une première enveloppe de 35 millions de dollars va être répartie entre six ONG.
D’un côté, Casino, grand groupe de distribution. De l’autre, l'ONG Amnesty International France. L’un voulait des conseils en éthique. L’autre souhaitait promouvoir les droits humains dans l'entreprise. Récit d’une incompréhension.
Un communiqué d’une vingtaine de lignes et c’est fini. L’ONG de défense des droits humains Amnesty International France (AIF) a décidé de mettre fin au partenariat qui la liait à Casino, le célèbre groupe français de supermarchés et de supérettes.
Explication: "Amnesty n’a identifié aucune avancée significative dans la mise en place de mesures visant à prévenir les violations des droits humains pouvant découler des activités du groupe." Et vlan. Le Groupe Casino en aurait-il fait trop peu pour garantir les droits humains?
"Nous n’avons par exemple toujours pas vu naître la charte éthique de Casino qui était programmée", déplore Antonio Manganella, responsable des partenariats avec les entreprises chez Amnesty France.
L’accusation est grave pour l’entreprise qui avait signé en 2003 un partenariat informel avec l’ONG. Interrogé sur cette rupture, Bruno Colombani, chargé du respect des droits humains dans les filières d’achat de Casino, précise d'emblée: "Nous ne sommes pas fâchés avec Amnesty".
Lui dit "regretter" la fin du partenariat, dont l’échec tient, dit-il, à l'incompatibilité entre l'ONG et l'entreprise. "Amnesty a une analyse politique des droits de l’homme. Leur lecture économique des droits humains reste peut être encore à faire, surtout s’ils veulent y associer l’entreprise", poursuit Bruno Colombani.
Ce partenariat était le seul entre Amnesty France et une entreprise. "L’idée de départ était la suivante, puisque notre groupe se déployait de plus en plus à l’international, notamment dans des pays à risque, Amnesty aurait eu un rôle de conseiller, d’expert sur l’état du monde", raconte Bruno Colombani.
Le Groupe Casino affirme avoir demandé l’expertise d’Amnesty sur les conditions de son implantation en Colombie et au Vietnam. "Mais l’ONG n’a pas de ressources sur place. Nous aurions voulu avoir un avis sur le respect des droits de l’homme dans un pays délicat et dangereux comme la Colombie", regrette le Monsieur droits humains de Casino.
Les liens entre l’ONG et le groupe de distribution ont tout de même eu quelques résultats positifs au regard des objectifs initiaux.
Ainsi, Amnesty a incité -avec succès- Casino à s’intégrer dans le processus de Kimberley. Le but: garantir que tous les diamants vendus dans les bijouteries du groupe n’ont pas servi à financer les guérillas en Afrique.
Autre initiative réalisée, la mise à disposition des galeries marchandes de Casinos pour les campagnes militantes d’Amnesty, ou encore la mise en contact des Casinos à l’île Maurice avec la section locale d’AIF.
Mais pour l’ONG, il ne s’agit que "d’actions ponctuelles et de déclarations de principe" sans mise en œuvre "d’une stratégie globale visant à respecter les droits humains".
En réalité, le lien entre Amnesty et Casino tenait surtout d'un gentleman agreement, un accord sur l'honneur "non mercantile ", précise-t-on chez Casino.
Rien à voir, par exemple, avec le travail de la Fédération Internationale des Droits de l’homme (FIDH) qui mène des audits dans les activités du groupe de distribution Carrefour.
Amnesty avait convenu, par le biais d'un accord verbal, de livrer des recommandations au Groupe Casino.
Mise à disposition de matériel, sensibilisation des cadres de Casino aux droits humains…Des ressources avaient été investies dans ce partenariat.
"Nous avons fait le rapport entre les coûts et les bénéfices et nous avons décidé de ne pas renouveler le partenariat", conclut Antonio Manganella, responsable à Amnesty France. En clair, l’ONG ne souhaite plus mettre de moyens pour Casino.
Les deux parties restent toutefois officiellement en bons termes et l’on n’exclut pas, d’un côté comme de l’autre, de renouer "des collaborations". En espérant que les secondes noces soient plus fécondes...
Commentaires
In 1969, she and Gainsbourg
In 1969, she and Gainsbourg released the duet "Je t'aime... moi non plus" ("I love you... nor do I"). Gainsbourg originally wrote the song for Brigitte Bardot. The song caused a scandal for its sexual explicitness, and was banned by radio stations in Italy, Spain, and the UK. The song's fame is partly a result of its salacious lyrics, sung in French by both Gainsbourg and Birkin to a background of increasing sexual moans and groans from Birkin and culminating in her simulated orgasm at the song's conclusion.
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aquarius man
Autre initiative réalisée, la
Autre initiative réalisée, la mise à disposition des galeries marchandes de Casinos pour les campagnes militantes d’Amnesty, ou encore la mise en contact des Casinos à l’île Maurice avec la section locale d’AIF.
640-822
toutefois officiellement en bons termes et l’on n’exclut pas, d’un côté comme de l’autre, de renouer "des collaborations". En espérant que les secondes noces soient plus fécondes...