L'homme est responsable du changement climatique, selon le Giec

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Selon les experts du climat, la terre devrait se réchauffer de 0,3 à 4,8°C d'ici 2100.

[Mise à jour du 3 novembre 2014: le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a rendu public la synthèse de son cinquième rapport, le 2 novembre à Copenhague. Celui-ci confirme la gravité de la situation dressée dans les précédents rapports, et insiste sur le fait que sans actions fortes de la part des gouvernements, le changement climatique produira des effets "sévères et irréversibles".]

 

Les scientifiques n'ont presque plus de doute: l'activité humaine serait responsable à 95% du réchauffement climatique. Les températures pourraient être de 0,3°C à 4,8°C supérieures entre 2081 et 2100 (par rapport à la période 1986-2005). 

Le 27 septembre 2013, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a rendu le premier volet de son cinquième rapport sur les changements climatiques, à Stockholm en Suède. Une fois de plus, les experts du Giec durcissent leur diagnostic: augmentation des températures et du niveau des eaux, et multiplication des événements météorologiques extrêmes. Ainsi, selon les experts, les épisodes de fortes chaleurs devraient être plus intenses et plus fréquents.

Fonte des glaces et élévation du niveau des mers

Les glaces se rétractent rapidement: depuis 1979, la banquise arctique estivale a perdu entre 9,4 et 13,6%. Les glaciers de montagnes ont quant à eux perdu 275 milliards de tonnes entre 1993 et 2009. Et la couverture neigeuse de l'hémisphère Nord a perdu 11,7% de sa masse par décennie entre 1967 et 2012.

Des données qui conduisent les scientifiques à réévaluer à la hausse leurs estimations sur la montée des eaux: elles devraient être de 26 à 82 centimètres alors qu'en 2007 ils estimaient qu'elle serait de 18 à 59 centimètres. Ils ne prenaient pas en compte la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique.

Refroidissements ponctuels, mais réchauffement global

Une lueur d'espoir? Depuis 1998, le rythme du réchauffement climatique ne serait plus que de 0,05°C par décennie contre 0,12°C par décennie depuis 1981. Ces chiffres nourrissent les climatosceptiques selon lesquels les températures évoluent cycliquement. Interrogé par France TV Info, l'océanographe Laurent Bopp explique que même si l'on observe un ralentissement du réchauffement ces dernières années, il s'inscrit dans un mouvement global de hausse rapide des températures constaté depuis au moins trente ans. D'ailleurs, la décennie 2001-2010 a été la plus chaude depuis 1850, indique le rapport.  

Créé en 1988 à la demande du G7 (aujourd'hui G8) sous l'égide de l'Onu, le Giec a publié l'intégralité de ce rapport début 2014. Il doit remettre également un plan d'action global d'ici 2015, date à laquelle la France souhaite organiser le prochain sommet sur le climat.

Dans un communiqué commun, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Philippe Martin, ministre de l'Ecologie et Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, indiquent que: "la France est mobilisée pour construire un pacte mondial sur le climat en 2015 qui engagera toutes les parties prenantes sur une limitation des émissions de gaz à effet de serre, afin de contenir l'évolution des températures en deça de 2°C à l'horizon 2100."

 

[N.B. 19 mars 2014: une étude [pdf] financée par le Centre de vols spatiaux Goddard de la Nasa (GSFC) estime que la civilisation moderne pourrait disparaître dans les décennies à venir. Elle se base notamment sur l'histoire des civilisations anciennes. Cette extinction de masse serait provoquée par la combinaison de différents facteurs: le dérèglement climatique, la multiplication des famines, la surexploitation des ressources ou l'inégale répartition des richesses.]

 

Cet article a initialement été publié le 27 septembre 2013.

 

Crédits photo: The Tedster / Flickr.
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