En banlieue, les associations en voie d'extinction

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En période de rigueur budgétaire, les temps sont durs pour le milieu associatif. Les structures implantées dans les banlieues sont les premières victimes de ce tour de vis.

En 2002, 15.000 associations étaient subventionnées dans les quartiers, elles ne sont plus que 7000 dix ans plus tard. L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) consacre 500 millions d’euros aux associations qui œuvrent dans les quartiers populaires.

"Il en faudrait au moins deux fois plus", estime Samuel Thomas, président de la Fédération nationale des maisons des potes (FNMP). Nous en sommes loin, "les subventions ont encore baissé, au nom du déficit qu’il faut combler", ajoute-t-il. Un manque à gagner important pour ces structures dont la pérennité financière est délicate à assurer.

Les petites associations marginalisées

Le tissu associatif des banlieues souffre également des "logiques d’appels d’offres et de mise en concurrence", explique la sociologue Marie-Hélène Bacqué à La Croix. Les associations doivent répondre à un cahier des charges précis dont les "critères ne sont pas toujours explicites ni transparents", d’après la sociologue.

Une difficulté particulièrement ressentie par les structures qui se consacrent à l’insertion sociale et à la lutte contre les discriminations. Le système marginalise les petites associations au profit des plus grosses. Or, ce sont précisément ces structures qui sont bien implantées dans les banlieues.

Leur disparition pourrait "laisser le champ libre aux extrémismes", alerte Mohamed Mechmache, fondateur de l’Association collectif liberté égalité fraternité ensemble unis (ACLEFEU). Assurer la survie de ces associations, c’est "préserver l’équilibre des quartiers", renchérit-il.

> Lire sur La Croix

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