Michael Jackson, le king de la chanson caritative

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En 1985, «We are the world» fait exploser les charts. Michael Jackson devient aux yeux du public un des artistes les plus engagés de sa génération.

7,5 millions de singles vendus, 3 millions d'album écoulés... et 50 millions de dollars récoltés. C'est le succès phénoménal qu'a connu en 1985 «We are the world», une chanson d'un genre nouveau signée Michael Jackson et Lionel Richie.

Ce genre nouveau, c'est la «chanson caritative». Le concept : des artistes célèbres se réunissent pour interpréter une chanson au profit d'une action humanitaire. Michael Jackson n'a en réalité rien inventé : c'est le titre «Do they know it's Christmas» qui, un an plus tôt, lançait le concept pour lutter contre la faim en Ethiopie. Déjà un beau succès, qui réunissait de grands noms tels que Queen, Bono, David Bowie ou encore Phil Collins.

Mais la chanson du «king of pop», elle aussi consacrée à l'Ethiopie, devient en quelques semaines le single le plus vendu de l'histoire. Elle conservera ce titre pendant plus de dix ans.
Stevie Wonder, Diana Ross, Bruce Springteen, Tina Turner, Ray Charles, Bob Dylan, Cindy Lauper... L'affiche était vendeuse. 21 chanteurs, 45 musiciens, tous réunis le 28 janvier 1985 à Hollywood pour un enregistrement spectaculaire. «Laissez vos égos à la porte», avait spécifié dans son invitation le producteur Quincy Jones.

Michael le philanthrope

Avec cette initiative, Michael Jackson réussit un beau coup d'éclat. Son image devient celle d'un artiste engagé, concerné par les grands enjeux humanitaires de la planète. Mais son engagement se traduit aussi dans les faits : dès 1984, le musicien offre des sommes considérables à de nombreuses organisations humanitaires et crée même ses propres fondations. Son argent est destiné à la lutte contre le sida, le cancer, la drogue et, ironie de l'histoire, à la protection des enfants face aux abus sexuels. Le chanteur aura en tous cas donné plusieurs centaines de millions de dollars en quarante années de carrière.

Parallèlement, «We are the world» a fait des petits et chaque cause a désormais le droit à sa chanson, qu'il s'agisse du tsunami («Come together now») ou du 11 septembre («What more can I give ?»).
En France, le concept a là aussi bien fonctionné. Renaud a emboité le pas à Michael Jackson en sortant, deux mois après «We are the world», «SOS Ethiopie». Les Enfoirés ont depuis largement exploité l'idée de la chanson caritative.

Aujourd'hui encore «We are the world» reste un incontournable de l'histoire de la chanson et le restera probablement après la mort de Michael Jackson, le 25 juin 2009. Pour preuve, les innombrables parodies dont le titre a été l'objet. Deux décennies plus tard, les Guignols de l'info sortaient par exemple le déjà culte «We fuck the world».

 

 

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Commentaires

Peter Pan n'est pas mort

Je n'ai qu'un mot à dire à Morgane pour cet article : MERCI !
Lorsque j'ai appris cette disparition soudaine, ce sont d'abord des souvenirs de "djeunes" qui me sont revenus à l'esprit : le concert à Nice le 14 août 1987 par exemple. Un grand moment. Et puis le fundraiser que je suis a repris le dessus et je me suis souvenu qu'en effet Michael n'était pas seulement un King de la Pop mais LE King de la Pop Fundraising avec We are The World notamment.
J'aurai donc aimé écrire cet article. Encore une fois : merci ...et bravo (à tous les 2 d'ailleurs)