Deux ans après la révolution, l'état d'urgence décrété dans trois régions en Egypte

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Des dizaines de manifestants ont trouvé la mort à la suite de violents affrontements dans la ville de Port-Saïd.

La violence succède à la violence en Egypte. Des émeutes ont éclaté à Port-Saïd les 26 et 27 janvier. Cette ville au nord-est de l'Egypte s'est embrasée après la condamnation à mort de 21 personnes impliquées dans les émeutes de février 2012. Le stade de football de la ville avait alors été pris d'assaut et plusieurs dizaines de personnes avaient péri dans des affrontements entre supporters.

Après deux jours d'émeutes à Port-Saïd, on décompte déjà une trentaine de morts et 300 blessés. L'état d'urgence a été décrété dans trois provinces et le président Mohamed Morsi a annoncé un couvre-feu dans les villes de Suez, d'Ismaïlia et de Port-Saïd de 21 heures à 6 heures du matin.

Deux ans après le début de la révolution égyptienne le 25 janvier 2011, ces affrontements résonnent comme une nouvelle défiance à l'encontre du président égyptien et frère musulman Mohamed Morsi. Depuis deux ans, des Egyptiens occupent sans discontinuer la célèbre place Tahrir, au Caire, pour réclamer une nouvelle révolution dans le pays.

Des manifestations entre partisans et adversaires du président ont déjà émaillé le scrutin pour l'approbation de la nouvelle constitution égyptienne, les 15 et 22 décembre 2012. Les opposants reprochent à cette nouvelle loi d'ouvrir la voie à une islamisation de l'Egypte.

Pour le magazine Slateafrique.com, Mohamed Morsi serait d'ores et déjà le "dirigeant égyptien le plus autoritaire du siècle". Près de sept mois après son investiture en juin 2012, il aurait "poursuivi plus d'Egyptiens que son prédécesseur Hosni Moubarak en 30 ans de règne".

> Lire l'article sur le blog Nouvelles du Caire de Slateafrique.com

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