Hébergement d'urgence: le 115 ne répond (presque) plus

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Près de 78% des demandes d'hébergement d'urgence pour les sans-abri resteraient sans solution.

[Mise à jour du 15 janvier 2013: D'après le dernier baromètre hivernal de la Fnars pour le mois de décembre 2012, "la dégradation de l'urgence sociale se poursuit". Le taux de réponse négative pour absence de place en centre d'hébergement est en légère baisse par rapport au mois de novembre 2012, mais reste tout de même très important: 66% contre 78% en novembre.]

 

Le constat de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) est accablant: 78% des personnes sans-abri n'obtiennent aucune place d'hébergement d'urgence lorsqu'ils composent le 115.

D'après le premier baromètre hivernal [pdf] de la Fnars, publié le 5 décembre, le "chemin qu'il reste à parcourir pour répondre aux besoins des personnes sans-abri" est encore long.

Avec la rigueur des températures, le célèbre numéro d'urgence est de plus en plus sollicité et les structures d'hébergement d'urgence pâtissent d'un sévère manque de places.

Environ 69.678 demandes ont été effectuées dans 37 départements, au mois de novembre 2012, soit une augmentation de 37% par rapport à novembre 2011. Dans certains départements comme le Morbihan ou la Nièvre, les demandes ont même triplé. Le nombre de demandeurs a lui aussi augmenté: 17.230 demandeurs en 2012, contre 13.392 en 2011 (+29%).

Les structures ont donc du mal à suivre. Pour expliquer cette situation, la Fnars pointe du doigt une attribution "inadaptée" et "discontinue" des hébergements. Dans 49% des cas, les sans-abri ne restent qu'une seule nuit en centre d'accueil et retournent dans la rue sans solution durable de logement.

À l'occasion de la Conférence contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, les associations ont déjà plaidé pour un "choc de la solidarité" en proposant notamment la construction de 20.000 logements d'urgence d'ici 2013.

> Lire l'article sur La Croix

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