Au Mali, la violence s'amplifie, l'aide humanitaire recule

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Alors que François Hollande appelle l’ONU à soutenir les pays africains pour intervenir au Mali, les ONG demandent une aide humanitaire accrue.

[Mise à jour du 21 décembre 2012: le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité la résolution 2085 relative au déploiement d'une force internationale au Mali. Cette résolution présentée par la France encourage les groupes armés du Nord du pays à engager un processus de dialogue avec les autorités maliennes, et exige que les groupes rebelles rompent tout lien avec des organisations terroristes.]

 

"Les lapidations, les amputations et les flagellations sont devenues quotidiennes, dans leur tentative pour contraindre la population locale à accepter leur vision du monde", prévient Human Rights Watch. Le conflit armé au nord du Mali, contrôlé par des groupes rebelles islamistes depuis mars 2012, ne cesse d'empirer.

François Hollande a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir l’intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) au Mali. “La France, je l'annonce ici, soutiendra toutes les initiatives permettant que les Africains eux-mêmes règlent cette question (...) il faut que le Mali retrouve l'intégrité de son territoire et que le terrorisme soit écarté de cette zone du Sahel”, a déclaré le président français lors de la 67ème Assemblée des Nationes Unies, le 25 septembre, à New York.

Dans l’attente du feu vert de l’ONU, la Cedeao a déjà mis en place un plan d’action en accord avec Bamako, pour combattre les rebelles armés.

Si aucune décision n’est prise “avant la fin du mois de septembre”, l’International Crisis Group craint une “propagation de l’ex­trémisme religieux et de la violence terroriste au Mali et au-delà”.

La crise alimentaire s'accentue 

Cette escalade de la violence aggrave la crise alimentaire qui perdure dans ce pays en proie à la sécheresse. En plus de la guerre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rappelle que plus d'un demi-million d'habitants du Nord doivent affronter la montée des prix alimentaires et le manque d'accès aux soins. 

Même constat alarmant pour Valérie Amos, coordinatrice des opérations humanitaires de l’ONU, qui appelle à plus de solidarité. Selon elle, le Mali subit "une situation d’urgence de plus en plus complexe" et "multiforme".

Pourtant, plusieurs ONG, comme Action contre la faim, et des agences des Nations Unies, notamment le Programme alimentaire mondial (PAM), ont réduit considérablement leurs interventions dans le Nord...

 

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Dans une intervention à la réunion de haut niveau sur le Sahel et le Mali, tenue en marge de l’assemblée générale de l’ONU, le ministre délégué chargé des affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel a présenté l’approche algérienne pour une sortie de crise au Mali, avec les aspects à prendre en considération dans la définition d’une stratégie en cours d’élaboration par les Nations-unies.

Pour lui, trois points essentiels doivent être pris en considération, si l’on veut réussir à sortir ce pays voisin de la crise qui le mine depuis le coup d’Etat du mois de mars et l’occupation par des groupes islamistes armés de la partie nord du pays.

Comme première exigence, Messahel affirme que “les Maliens sont les premiers acteurs dans la recherche de solutions à leurs problèmes”. Des Maliens qu’il faudra aider et soutenir en renforçant leurs capacités nationales.

Le représentant algérien a ensuite insisté sur la nécessité pour la communauté internationale d’être guidée par un même agenda et leurs efforts conduits selon un même ordonnancement, qui “tient compte non seulement de la volonté des Maliens et des prérogatives de la CEDEAO, mais aussi des intérêts de sécurité nationale des pays du champ, voisins du Mali”, c’est-à-dire l’Algérie, le Niger et la Mauritanie.

Il doit également être tenu compte, a-t-il ajouté, des responsabilités de supervision et de coordination dévolues à l’Union africaine en matière de maintien de la paix et de la sécurité, et de l’appui attendu de l’ONU.

Le dernier point évoqué par Messahel est relatif à la solution politique négociée qui doit être dégagée dans les meilleurs délais, afin d’éviter de tomber dans un bourbier. Une solution qui impliquerait les acteurs “qui se démarquent sans équivoque du terrorisme et du crime international organisé et qui renoncent à toute atteinte à l’intégrité territoriale du Mali”.

“L’Algérie demeurera engagée aux côtés du Mali jusqu’au rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans ce pays comme elle l’a fait lors de crises précédentes” a-t-il ajouté, rappelant l’aide humanitaire de 5.800 tonnes engagée par l’Algérie au profit des réfugiés maliens déplacés vers les pays voisins ou à l’intérieur du territoire.

Dans le même sillage, Abdelkader Messahel a rappelé la position de l’Algérie qui prône une lutte globale qui ciblerait notamment “le financement des activités terroristes, dont le versement de rançons contre la libération d’otages, utilisées aussi comme moyen de pression pour obtenir des concessions de nature politique, ou la libération de terroristes condamnés ou poursuivis par la justice”.

Pour lui, la stratégie de l’ONU doit également tenir compte des vues et évaluations des pays de la région du Sahel. Une stratégie, affirme-t-il, qui doit être complémentaire avec les stratégies régionales existantes, notamment celle des pays du champ qui ont convenu d’une stratégie régionale orientée vers la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé, ainsi que la lutte contre la pauvreté.

Notre enquête effectuée au nord de Mali a fait ressortir que la situation du détachement du nord est dû aux évènements de la Libye. Les Touareg AZAWAD, qui se trouvaient depuis les années quatre vingt en Libye au sein de la légion Islamique créée par Kadhafi, se sont repliés vers leur( pays le nord du Mali, emportant avec eux des armes divers mais pas de missiles. Une puissance Européenne a intervenu dont le Mossad qui a favorisé des groupes armés appelés Ansar Dine, des faux intégristes musulmans, manipulés par le Mossad, à partir de son importante antenne de Nouakchott. Par ailleurs ce qui se nommaient AQMI, est une diversité d'individus dont les trafiquants de drogue, d'armes, de cigarette et de toute la contrebande dans le territoire du Sahel. L'armée Algérienne qui se trouvait dans la limite de ses frontières entre le Niger, la Libye et le Mali. a procédé déjà au resserrage à fond de l'étau. Elle contrôle la situation dans ses territoires alors qu'une intervention au Mali n'est pas nullement le choix pour le moment sans la participation de l'Armée Malienne et la milice armée des Azawads. Parce que le nord du Mali est beaucoup plus compliqué que le territoire Afghan ou Irakien et seuls les locaux militaires et Touareg pouvaient se débarrasser des intrus. Mais d'abord il faut avant toute intervention solutionner le différents entre les Maliens de Bamako, Sinon nous allons enregistrer des pertes en homme et en materiel inutilement.