Etre volontaire, ça se prépare !

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Avant de partir, les futurs volontaires doivent suivre des formations. Première étape avant le grand saut : se préparer au «choc culturel»… 

C’est un fait : partir à l’étranger, et notamment pour une mission solidaire dans un pays en développement, ça se prépare.  Les associations l’ont d’autant mieux compris qu’il n’est pas rare qu’elles reçoivent des coups de fils affolés de volontaires qui disent vouloir rentrer de toute urgence en France…

Auraient-ils subitement changé d’idée ? Pas du tout, mais le décalage culturel peut parfois être déstabilisant, comme le raconte Elisa Levieil, partie au Mali pour former le personnel d’une association locale. Une expérience qu’elle juge « formatrice » avec le recul, même si elle reconnaît : « au début je me suis sentie un peu déphasée. Même si on s’y attend, il y a tellement de pauvreté… ». Sans oublier, donc, le fameux « choc culturel ».

Pour mieux s’y préparer, les futurs volontaires rencontrent des « anciens », déjà partis en mission, comme ici à l’association Solidarités Jeunesses, il y a quelques semaines.

Certains partent avec l’idée de changer des situations complexes… en 15 jours. Pour minimiser le nombre de déçus, les associations proposent des stages, qui peuvent durer d’une demi-journée à trois jours pour des séjours courts, parfois plus, pour les longues missions.

Objectif : briefer les volontaires sur les règles de sécurité et sur le contexte politique et législatif du pays où ils partent ; mais aussi les mettre en situation, avec des jeux de rôles.  
Virginie Martin, salariée de l’association Solidarités Jeunesses, évoque une des situations délicates – mais plausibles – à laquelle peuvent être confrontés les volontaires.

Mais une mission humanitaire se prépare surtout en amont, après avoir bien réfléchi à son projet. « Partir à l’étranger, c’est très à la mode. Ca valorise votre CV, et des grosses boîtes encouragent ce type de projets. Mais les gens de bureaux s’adaptent moins bien que les gens de terrain, juge une bénévole d’une association de solidarité internationale. La première, la vraie préparation, c’est d’aller aider ici en France, les sans –papiers ou les SDF par exemple, pendant cinq ou six mois », estime-t-elle. Si vous cherchiez une première étape avant de partir à l’autre bout du monde, elle se trouve donc… au coin de votre rue.

Une vidéo a été supprimée de l'article à la demande de la personne interviewée, afin de préserver son anonymat.

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