
Pour résoudre la crise du secteur automobile, l'État mise sur le vert. Très attendu, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a dévoilé son arsenal de mesures lors du Conseil des ministres du 25 juillet 2012.
Le plan d'aide aux véhicules "propres" prévoit d'augmenter le bonus écologique de 5000 à 7000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique, et de doubler le bonus pour les véhicules hybrides (4000 euros). Ce dispositif sera valable jusqu'à la fin de l'année 2012.
Concernant les véhicules verts, l'État veut d'ailleurs montrer l'exemple. Il s'est engagé à acheter 25% de voitures électriques ou hybrides par an (soit environ 11.000 véhicules).
Un coup de pouce à la recherche
Rappelant que "l'État souhaite accélérer les évolutions industrielles induites par l'exigence écologique […] et prendre une longueur d'avance dans l'invention des véhicules de demain", Arnaud Montebourg a promis 350 millions d'euros du programme d'investissements d'avenir dédiés en priorité à la recherche. Pour les petites et moyennes entreprises (PME), le ministre a également indiqué que "le crédit d'impôt recherche sera pérennisé et rendu plus accessible".
Mais que faire du cas PSA?
Sans attendre, Philippe Varin, PDG de PSA Peugeot Citroën, a salué ce soutien à la filière automobile "verte".
De leur côté, les syndicats sont loin d'être satisfaits. Aucune mesure n'a été prise concernant le plan social de 8000 emplois de PSA. Par ailleurs, avec un marché du véhicule électrique et hybride encore faible (12.500 voitures vendues en France au premier semestre 2012), certains voient mal comment l'État peut sortir le secteur automobile de l'ornière dans laquelle il est embourbé.
Crédit: Jan Tik / Flickr











