Nike: vers la fin des ateliers de misère?

Sous la pression des ONG depuis 20 ans, Nike change peu à peu ses pratiques.

Nike pourrait-elle devenir une marque éthique? La multinationale de l’équipement sportif n'a pas encore tout juste mais elle fait preuve de plus de transparence qu’il y a 20 ans.

Dans les années 90, le boycott de la marque lancé par des ONG contre les mauvaises conditions de travail chez ses sous-traitants s’est révélé efficace. Nike est depuis obligée d'être plus transparente sur ses pratiques. 150 rapports d’inspection dans ses usines sont désormais consultables.

Nike comme ses concurrents ne peuvent donc plus ignorer les critiques des ONG. Il y a un an, Greenpeace l’accusait avec Adidas de laisser leurs sous-traitants polluer des cours d’eau.

Réaction immédiate des deux firmes: elles s’engagent à stopper ces pratiques d’ici 2020. A trois semaines des Jeux Olympiques de Londres, l’ONG Playfair a dénoncé les faibles salaires des employés d’Adidas en Asie. Le combat contre les ateliers de misère continue.

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