Le gouvernement indien veut soigner les opposants au nucléaire

Les critiques se multiplient contre le projet de l'Inde d'employer des experts en psychologie sociale pour traiter les antinucléaires.

La tension monte d'un cran entre le gouvernement indien et les opposants à la centrale nucléaire de Kudankulam. Le 19 mai, l'article du New Indian Express, intitulé “Avec l’aide de l’Institut national de la santé mentale, le gouvernement espère changer l’état d’esprit des antinucléaires”, a fait l'effet d'une bombe chez les militants écologistes indiens et étrangers.

Face à l'opposition de la population locale aux projets d'aggrandissement de la centrale de Kudankulam, dans l'Etat du Tamil Nadu, ses dirigeants avaient décidé d'utiliser des psychiatres pour lutter plus efficacement contre les agitateurs.

La nouvelle a provoqué un envoi de courriers incendiaires au gouvernement indien, l'appellant à se soucier plutôt de la sécurité de la centrale, de son impact sur l’environnement et des moyens de subsistance de la population locale.

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a aussi reçu une lettre de l’amiral L. Ramdas, ancien chef d’état-major de la Marine, se disant choqué de ce projet qui, selon lui, démontre "une désorientation totale et une incapacité à gérer la situation de la part de toutes les branches du gouvernement".

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