
Montée des niveaux des eaux faisant disparaître certains archipels (cf : Le chant du cygne d'Alofa Tuvalu), perte par l'océan de sa capacité d'absorption de CO2, boulversement des répartitions des espèces marines... Autant de conséquences du réchauffement climatique, parfois méconnus, sur les mers.
La première Conférence mondiale de l'Océan qui se tient du 11 au 15 mai, vise donc à sensibiliser le monde. Mille cinq cents participants, dont des représentants de 70 Etats, de l'ONU ou d'ONGs, se réunissent en Indonésie, à Manado, sur l'île de Sulawesi. Une déclaration, dite de Manado, sera proclammée à son issue.
Son objectif est la prise en compte des océans dans les négociations de Copenhague, prévu en décembre, qui se concluera par la signature d'un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre.
Pour le ministre indonésien des Affaires maritimes et de la Pêche, Freddy Numeri, des mesures au niveau mondial doivent être prises. «Des mesures urgentes d'adaptation et de compensation sont nécessaires, pour sauver non seulement les ressources maritimes mais aussi les communautés qui vivent sur les rivages», a t-il déclaré à l'ouverture de la réunion.
Ces mesures sont d'autant plus urgentes quand on sait que le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a prévu, en 2007, une hausse de 59 centimètres du niveau des mers d'ici 2100.











