
Dans les 14 prisons du Rwanda, le bois de chauffage qui servait dans les cuisines a été remplacé par des systèmes de biogaz. C'est donc à présent grâce aux excréments des détenus que les prisons rwandaises chauffent la nourriture, et ce dans des cuisines qui ne sont plus enfumées.
Les déchets issus des toilettes des prisons sont cependant mélangés à de l'eau et à des excréments de vaches, car le régime alimentaire des prisonniers ne permet pas de créer des biogaz suffisamment riches.
Ce système permet de réduire les coûts, d'être plus respectueux de l'environnement, mais aussi de former les détenus à ce nouveau "savoir-faire" qui pourrait s'avérer utile en sortant de prison.
Dans un pays où, selon le ministre de l'Energie, seulement 14% de la population a accès à l'électricité et où la déforestation fait de plus en plus de ravages, la technologie biogaz est envisagée par les autorités comme une réelle solution qui sera étendue à l'énergie domestique.
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