Marisol Touraine, nouvelle ministre des Affaires sociales
Cette spécialiste des questions sociales a été nommée ministre, sans surprise, par Jean-Marc Ayrault. Portrait.
Malgré son handicap, Jonathan gravira le Kilimandjaro. C’est le pari lancé par son père. Pour s'y préparer, tous deux ont déjà participé au marathon de Paris.
L’aventure débute par une dispute, une dispute entre un père et son fils de 17 ans, handicapé moteur. « C’était un soir, je me suis engueulé avec Jonathan. C’était une dispute comme tous les parents ont avec leur fils ado. Il disait qu’il s’ennuyait… », raconte Dominique Lerigoleur, des trémolos dans la voix. Il s’emporte, quitte la pièce en colère. Sur une table, une radio chante : « T'en fais, pas mon p'tit loup - C'est la vie, ne pleure pas. T'oublieras, mon p'tit loup - Ne pleur' pas », de Pierre Perret.
La colère s’estompe pour laisser place au rêve : «Je t'amèn'rai sécher tes larmes - Au vent des quat' points.» Et si cette chanson simple devenait réalité ? Dominique est décidé : il amènera son fils dans tous les lieux cités par Pierre Perret, en Italie, au Sri Lanka, en Jamaïque, aux Etats-Unis et même en haut des plus hauts sommets…« Goûter le hareng cru à Amsterdam ou voir Liverpool c’est facile, mais faire un pique-nique en haut du Kilimandjaro c’est plus dur ! » Dominique décide pourtant de débuter par le plus difficile. Fin juin, son fils et lui regarderont la Tanzanie du point culminant de l'Afrique (5892 mètres).
Pour trouver les fonds nécessaires, il fonde une association qui se nomme logiquement « Mon p’tit loup », mobilise les autres membres de la famille et les amis. « C’est important que Jonathan soit entouré par des proches. Il peut mal supporter le changement », explique son père.
Mais le Kilimandjaro ne s’affronte pas sans une solide condition physique. Parce que les membres de l’association Mon p’tit loup fuient décidément la facilité, l’entraînement le plus adéquat semble être le marathon de Paris.
Cousins, oncles, amis ont répondu présent. Durant 42,195 kilomètres, ils étaient onze à se relayer pour pousser la « joëlette », un fauteuil à une roue. Ensemble, pour donner à Jonathan la joie de franchir la ligne d’arrivée.
Mon p'tit loup au marathon de Paris
envoyé par Youphil
Dominique Lerigoleur avoue qu’il ne sait pas encore s’il parviendra à boucler le budget, estimé à 40 000 euros. Cet hiver Pierre Perret, parrain de l’association au côté de la navigatrice Maud Fontenoy, donnera un concert à Toulouse dont les recettes seront reversées à l’association. «J’ai trouvé l’idée formidable et voulu apporter mon aide», explique le chanteur qui raconte l‘histoire de sa chanson : « Au premier jet, je faisais allusion à une petite fille violée. J’ai modifié la fin pour rester dans le flou et m’adresser à tous ceux qui ont besoin d’être consolés…»
L’association Mon p’tit loup n’est pas seulement une histoire d’amour entre son père et son fils. Un des objectifs de l‘association est aussi de faire partager l’aventure aux camarades de Jonathan, du centre de réadaptation fonctionnelle de Roquetaillade (Gers). Ils participent, eux aussi à des entraînements et des sorties en montagne comme à Bonascre (Ariège) en mars où ils ont été nombreux à skier pour la première fois.
Pour en savoir plus :
- Le site de l'association Mon p'tit loup