Les invisibles du camp de Choucha

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En raison des politiques contre l’immigration clandestine, des milliers de réfugiés voient leur avenir réduit à peau de chagrin. Selon les estimations du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), 2700 migrants, provenant d’Afrique sub-saharienne, sont toujours condamnés à survivre dans le camp de Choucha, à la frontière tuniso-libyenne. Dans l’attente de voir leurs statuts de réfugiés politiques enfin reconnus par la communauté internationale, ces migrants doivent se battre quotidiennement contre l’insécurité permanente et des conditions de vie difficiles.

Pour la plupart, "ces hommes de toutes nationalités - Somaliens, Erythréens, Soudanais, Ivoiriens…- travaillaient en Libye quand la guerre a éclaté. Ils ont du fuir", commente Sasha Matthews, coordinateur de Médecins sans frontières dans ce centre de transit. Or, ils ne peuvent être rapatriés dans leurs pays d’origine, du fait d’une situation dangereuse, d’une guerre ou de persécutions. Dorénavant, ils n’ont d’autre choix que de réclamer à corps et à cris l’asile politique. "Mais les procédures sont très lentes. Alors, d’autres préfèrent retourner en Libye pour tenter d’embarquer sur des bateaux et rejoindre l’Europe" au péril de leurs vies.

Depuis février, pour soutenir ces hommes et femmes qui ont perdu tout espoir, sentiment exacerbé par les altercations du mois de mai, Médecins sans frontières tente de leur apporter un appui psychologique. Pour l’heure, ils ont effectué plus de 3400 consultations individuelles. "Ces réfugiés fuient des pays en guerre et la pauvreté. Ils ont donc subi des traumatismes importants liés à la famine, à la vie en prison et à toutes violences dont ils ont pu être les victimes", témoigne Sasha Matthews.

Pour leur rendre une once d’humanité, cette ONG a décidé de sortir de l’ombre leur périple pour une vie meilleure, à travers un diaporama. "On veut montrer à la communauté internationale comment sont accueillis les réfugiés en Tunisie. On réclame que ces civils soient reconnus comme des réfugiés politiques et bénéficient d’une protection du droit international", souligne cet humanitaire.

Youphil vous présente quelques-unes de ces photographies prises par Eric Bouvet de l'agence VII Network, en juin 2011, dans le camp de Choucha (légendes de Médecins sans frontières).

"Originaire de Somalie, Mouhaydin travaillait comme ouvrier en Libye. Début mars, il a rejoint le camp de Choucha. Son épouse a disparu après qu’elle est embarquée pour l’Europe, en bateau".

> Lire le portrait de Mouhaydin

 

"Abdul, 23 ans, a quitté la Côte d’Ivoire en 2008. Avant le début de la guerre, il a passé plusieurs mois dans les prisons libyennes".

> Lire le portrait d'Abdul

 

"Ahmed (26 ans) et son épouse ( 20 ans) ont fui la Somalie pour la Libye. Un beau jour, la police est venu les arrêter. Deka a passé sa grossesse en détention".

> Lire le portrait d'Ahmed et de Deka

 

> Cliquer ici pour visionner les autres portraits de migrants du camp de Choucha

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