Volontaire, pourquoi pas moi?

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Si le volontariat séduit les Français, ils sont encore peu à "passer à l'acte". Une bonne résolution à mettre en oeuvre en 2011, à l'occasion de l'année européenne du volontariat et du bénévolat.

En cette année européenne du bénévolat et du volontariat, belle occasion de se poser (à nouveau? enfin?) la question ("pourquoi pas moi?"), tout en la posant aux autres (parents retraités, amis, collègues, enfants lycéens ou étudiants...).

En février 2010 – un an déjà – France Volontaires publiait son premier sondage TNS Sofres "Les Français et les volontariats à l’international" (pdf): belle surprise, 42 % des personnes interrogées se déclaraient alors intéressées par un engagement volontaire!

Oui mais… Où, quand, comment, avec qui, pour faire quoi?  A qui peut-on s’adresser pour répondre à ces questions? Et avec tout ce qu’on lit sur les ONG, comment faire confiance à une organisation? En plus, il faut payer pour "donner" 2 semaines de "congés" en pleine brousse à 3 jours de pirogue du premier téléphone! Sans compter que le fils du voisin, qui voulait "faire" de l’humanitaire, a été recalé à son entretien d’embauche. Elles veulent quoi, au juste, toutes ces ONG?

Avec ces arguments, il est normal que 42 % tardent à… concrétiser.

Un objectif: sensibiliser

Heureusement, car personne, aucune structure, ONG ou autre, ne serait aujourd’hui en mesure "d’absorber" un tel élan. Attention, ne pas conclure hâtivement que les malheurs du monde ne sont pas encore assez nombreux.

Faut-il dès lors "casser" un tel enthousiasme? Non, il faut d’abord sensibiliser, puis informer correctement afin d’orienter au mieux les bonnes volontés, au risque de décevoir. Mais la déception sera moins amère au bout du fil, qu’à 7 heures d’avion de chez soi. Accepter de se laisser guider vers le bon choix, serait-elle la première étape de l’engagement volontaire?

Oui, car ce (vaste?) monde du volontariat n’échappe ni aux pièges, ni aux arnaques. Oui, car rien n’est perdu pour celles (surtout) et ceux (moins nombreux…) qui sauront prendre le temps de construire leur engagement.D'autant plus qu'il est toujours possible de s'engager utilement ici, en France...

A chacun son volontariat!

De multiples "formules" existent: lycéen, étudiant, jeune diplômé, actif, senior, chacun peut trouver la formule qui lui correspond le mieux. Car le volontariat couvre avant tout un concept large, celui de l’engagement volontaire et solidaire, ici comme là-bas.

Dès lors, la première étape sera de se situer: je suis en capacité de proposer quoi et qui peut avoir réellement besoin de moi? Vient ensuite la question de la disponibilité: combien de temps suis-je prêt(e) à m’engager? Une semaine, un mois, un an? Et comment cette expérience va-t-elle se situer dans mon projet personnel? Paris me déprime? Je veux sauver le monde? J’ai besoin de "faire un break"? Au fait, pour le Sahélien que je veux "aider", c’est quoi un Parisien qui vient chez lui "faire un break"? A vrai dire, le Sahélien aussi, il ferait bien un break, non?

Seconde étape: un séjour sur place se prépare. Trouver la bonne mission, l’association sérieuse et reconnue, le partenaire fiable. Car face à une demande croissante, de nouveaux acteurs se positionnent, porteurs d’intérêts souvent proches… des leurs. Le volontariat ne s’improvise pas. Il peut construire autant que détruire.

Profitons de l’Année européenne pour rendre accessible au plus grand nombre, toutes les informations qui seront utiles à leur projet d’engagement, car le volontariat, "on a tous à y gagner!" Nos partenaires, nous-mêmes et bien entendu, la société dans laquelle nous vivons.

> Lire le dossier de Youphil sur le volontariat:

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