Calais, symbole de l'Europe forteresse

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Depuis son Danemark natal, Carsten Snejbjerg n’en a pas cru ses yeux ni ses oreilles. En France, il serait donc illégal d’aider des clandestins? En plein démantèlement de la "jungle", à Calais, il découvre avec surprise la réalité de ce pays "plutôt vu comme une destination de vacances, où on trouve du bon vin et de la bonne nourriture".

"Choqué et énervé" de voir des centaines d’Afghans dépendant d’associations locales pour se nourrir et devant se laver dans l’eau sale rejetée par une usine, il s’est rendu à Calais, durant neuf jours, entre mars et avril 2010. Une première pour ce photographe qui n'avait jamais travaillé sur le thème des migrations. "Je me disais que ça ne pouvait pas être vrai et que je devais faire connaître cette histoire", se souvient Carsten Snejbjerg.

Son travail a reçu, le 2 septembre, le Grand prix du reportage humanitaire au festival Visa pour l'image de Perpignan. Un prix décerné depuis 1994 par l’ONG CARE, qui lutte pour la protection des droits des enfants et contre le travail de ces derniers. "C’est un prix très prestigieux donc j’en suis très fier, se réjouit le photographe. Ca permet de braquer les projecteurs sur cette histoire. J’espère que ça aidera à faire un peu changer les choses pour ces hommes."

D'ailleurs, ce photoreportage s'inscrit dans un grand projet qu'il entend consacrer aux migrations en Europe.

>> Retrouvez notre dossier sur le délit de solidarité <<

Merci à l'ONG CARE de nous avoir fourni les photos.

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