
Les membres du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) ont été clairs. Ils ne comprennent pas "comment on en arrive à traiter les Roms, les gens du voyage et les étrangers de cette manière-là, comment on peut faire perdre sa nationalité à quelqu’un", peut-on lire dans Libération.
Une délégation française a été reçue en audition par cet organe de l’ONU, comme le sont tous les pays signataires de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Mais l’accueil n’a pas franchement été des plus chaleureux.
"Je ne comprends pas ce qu’est un Français d’origine étrangère", s’est étonné Gun Kut, l’expert turc.
Le manque de "volonté politique" ayant été mis en cause, le gouvernement a très vite réagi. Il a annoncé, dans l’urgence, la mise en place d’un plan national de lutte contre le racisme, dès la rentrée. Alors que, précise Libération, les organisations internationales le réclament à la France depuis "une dizaine d’années".











