
Certains préfèrent parler de "simplicité volontaire", d’autres d’"acroissance". Des phénomènes plus connus sous le même nom de décroissance, et sur lesquels revient le Monde magazine.
Christophe, Françoise, Pierrick et les autres ont choisi de mettre un grand coup de frein à leur consommation et de retourner à l’essentiel. "C’est à la fois une démarche écologique et un choix de vie, raconte Françoise. Nous voulons arrêter d’acheter uniquement parce que nous avons les moyens de le faire. C’est ridicule, et ensuite cela m’encombre."
Les uns après les autres, ils expliquent les raisons de ce changement de vie. Qui le surendettement, qui la peur du "tunnel" tout tracé menant des études à la retraite, loin des considérations éthiques.
Ils ont décidé d’abandonner les trajets en avion, de limiter au maximum les déplacements en voiture et de consommer hyper-local. Certains ont retiré leurs enfants du système scolaire, qui "ne respecte pas leur maturité" et "dédaigne les rythmes biologiques de l’enfant". D’autres boycottent la grande distribution et cumulent les pulls lorsqu’il fait froid plutôt que d’augmenter le chauffage.
Les décroissants restent marginaux mais espèrent bien que la France leur emboîtera le pas. "Il faut une révolution culturelle", estime l’un d’eux.











