Les tops et les flops de la Coupe du monde

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Tout au long du Mondial de foot en Afrique du Sud, Youphil vous a parlé des initiatives sportives solidaires. Quel bilan tirer de ce grand rendez-vous?

Les tops...

Davantage de moyens pour l’Afrique

La Coupe du monde de football a permis de révéler la pauvreté des installations sportives en Afrique. Pour y remédier, la Fifa consacre 70 millions de dollars pour construire au moins un terrain réglementaire par pays africain membre. 

Les visites de certaines équipes de football -comme celle de la France, controversée- dans des townships ont par ailleurs été l'occasion d'annoncer des aides financières aux habitants.

Des Sud-Africains mobilisés

Dans un pays qui a connu l'apartheid jusqu'au début des années 1990, la Coupe du monde a permis de mettre en avant les initiatives tendant à réconcilier les classes sociales et à faire reculer la pauvreté. Exemple: ce jeune entrepreneur sud-africain qui veut réhabiliter l’image de son quartier. Voir également cette série de portraits qui vont à rebours des clichés sur la ville de Johannesburg.

La lutte contre le VIH
L’Afrique du Sud est le pays qui compte le plus grand nombre de porteurs du VIH-sida. Les nombreux reportages sur l’Afrique du Sud ont permis de rappeler que des efforts doient être faits en matière de lutte contre la maladie. Le président sud-africain Jacob Zuma a d’ailleurs donné les résultats de son test de dépistage, pour encourager ses concitoyens à participer à la campagne nationale de dépistage. Enfin, le fabricant de chaussures Nike a ouvert un centre sportif qui servira également de plateforme de sensibilisation à la maladie.

Les stars se mobilisent

Qu’elles viennent du monde du football ou de la chanson, plusieurs personnalités se sont engagées contre la pauvreté à l’occasion du Mondial. Zidane et Drogba ont notamment participé au tournage d’un clip pour les Nations Unies. Le but: sensibiliser le public aux objectifs de réduction de la pauvreté.

Et les flops :

Et les pauvres?

Pour eux, la Coupe est vide... Comme l’expliquait le spécialiste du football Jean-François Bourg, les dépenses de l’Etat sud-africain devraient être moindres que les rentrées d’argent obtenues grâce au Mondial! Les richesses gérées par la compétition ne devraient pas rejaillir sur les populations des townships sud-africains.

Le monopole de la Fifa

Pour couronner le tout, la Fifa (qui organise la Coupe du monde), a été montrée du doigt pour avoir délibérément écarté la myriade de petits vendeurs qui auraient pu profiter de l’afflux des touristes aux abords des stades. Les marchands ambulants se sont vus interdire l’accès aux enceintes sportives dans un rayon de 1 km. La Fifa s’est réservée le monopole de la vente de produits dérivés, de nourriture et de boissons pendant les compétitions.

Les vendeurs de rêves courent toujours

Cette Coupe du monde a encore montré que le football était le sport numéro 1 dans beaucoup de quartiers populaires du tiers-monde. Les jeunes - parfois en difficulté - d’Afrique y projettent leurs rêves de réussite, et se mettent à la merci de faux agents sportifs qui les envoient en Europe moyennant de fortes sommes. Plusieurs associations ont dénoncé l’aggravation de cet esclavage moderne, malgré les mesures prises par la Fifa il y a plusieurs années déjà.

La crise morale des Bleus

La France attendait une équipe de gentlemen performants. Au lieu de cela, les Bleus ont renvoyé l’image d’un groupe de capricieux surpayés, éliminés au premier tour de la Coupe du monde. Insulte, rébellion, absence d’esprit de groupe… Les joueurs de l’équipe de France n’ont pas été un modèle de vertu.

Photo: Flickr, Nym.

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