L'ONU tente de séduire Hollywood

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Ban Ki-moon a rencontré le gratin du cinéma américain pour promouvoir à l'écran les causes défendues par l'ONU.

"Je suis ici pour parler aux artistes d'Hollywood de la façon dont ils pourraient aider le travail des Nations Unies." C'est ainsi que Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a expliqué sa présence à Los Angeles ces trois derniers jours. Sa mission: convaincre le tout Hollywood de faire la promotion de l'ONU et de ses causes au cinéma.

"J'ai rencontré des présidents, des Premiers ministres et des chefs d'entreprise, mais mon audience a toujours été très limitée" regrette Ban Ki-moon, cité dans les colonnes du Los Angeles Times. "La communauté des créateurs, à travers la télévision et les films, peut atteindre des millions de personnes d'un coup, plusieurs fois, et ce dix ou vingt ans après la sortie du film."

Le Secrétaire général des Nations unies a donc rencontré des personnalités telles que le président des studios Universal, Ron Meyer, les réalisateurs Jason Reitman et Ed Zwick, les acteurs Kiefer Sutherland, Samuel L. Jackson, Anne Hathaway, Sean Penn ou encore Demi Moore.

L'engagement a la cote

Toutefois, l'ONU s'est défendue de vouloir imposer à Hollywood des sujets de scénarios. Son rôle étant avant tout de fournir de la documentation aux cinéastes désireux d'évoquer l'organisation et ses missions dans leurs films. Les réalisateurs de la série Ugly Betty et New York police judiciaire ont par exemple fait appel à l'ONU pour approfondir des scénarios traitant de la malaria et des enfants soldats.

Depuis quelques années, le cinéma engagé a réussi à se faire une place à Hollywood. Le réalisateur Michael Moore a même obtenu l'ultime reconnaissance du milieu en reçevant un Oscar pour son documentaire Bowling for Columbine, qui s'en prenait à l'industrie des armes aux Etats-Unis.

Plus récemment, d'autres films à gros budget au propos très engagé on été diffusés dans le monde entier. C'est le cas de The constant gardener, qui critique les dérives de l'industrie pharmaceutique. Ou encore de Blood diamond, qui dénonce les ravages humains provoqués par l'exploitation du diamant en Afrique (voir la vidéo ci-dessous).


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