Mon cher détenu…
Des centaines de Français correspondent avec des prisonniers qu’ils n’ont jamais rencontrés. Un moyen pour ces derniers de maintenir un lien avec l'extérieur.
Les réductions d'émissions proposées par Obama sont importantes et bien suffisantes. C'est la thèse de Slate.com.
A peine les négociations sur le climat de Copenhague avaient-elles débuté que les Etats-Unis se voyaient déjà imposer des exigences. Le ministre de l'Environnement suédois a annoncé attendre du président Obama qu'il arrive au Danemark avec une nouvelle promesse de réductions des émissions, bien supérieures à celles proposées actuellement. Le principal négociateur chinois, montrant les Etats-Unis du doigt, a réitéré son appel à une action d'envergure de la part des pays développés: une diminution des émissions, sur les dix prochaines années, à au moins 25% au-dessous des niveaux de 1990.
Ils perdent leur temps. Les Etats-Unis ont déjà proposé de réduire leurs émissions de 17% par rapport aux niveaux de 2005 (soit 4% de moins que ceux de 1990). Toute promesse de réductions à court terme de plus grande ampleur pourrait aliéner le Congrès. Et malgré toutes les théories scientifiques invoquées, faire baisser d'un cran les objectifs américains ne changerait pratiquement rien à l'échelle de la planète. A long terme, cela pourrait même avoir l'effet inverse.
Le réchauffement climatique se produit quand les gaz à effet de serre s'accumulent et empêchent la chaleur de partir dans l'espace. Aujourd'hui, l'atmosphère contient environ 385 parties par million (ppm) de dioxyde de carbone; la plupart des négociateurs veulent limiter ce chiffre à 450 ppm ou à un niveau inférieur. Or, au vu des politiques mises en place aujourd'hui, le monde est en voie de dépasser les 1.000 ppm. Si le salut environnemental dépend réellement d'un effort des Etats-Unis, alors on peut imaginer qu'accepter une réduction de 25% par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2020 ferait en effet une énorme différence.
Photo: Barack Obama via art_es_anna/FlickR
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laguepie