Mon cher détenu…
Des centaines de Français correspondent avec des prisonniers qu’ils n’ont jamais rencontrés. Un moyen pour ces derniers de maintenir un lien avec l'extérieur.
Les annonces se succèdent à Copenhague, mais les avancées restent minimes, voire inexistantes.
Hier, un nouveau projet d'accord d'accord mondial a été dévoilé et soumis à l'ensemble des délégations. Mais il ne s'agit que d'un accord de principes sans objectifs chiffrés. Pourtant, l'intérêt des négociations est vraiment de mettre en place un accord contraignant.
Autre annonce de la journée: un projet d'accord bilatéral entre la France et l’Afrique, qui appelle à réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Ce projet envisage également de lancer, comme point de départ, un fonds de 10 milliards de dollars par an pendant trois ans pour aider les pays émergents.
Un accord chiffré, certes, mais qui n'a aucun sens. Il s'agit d'un accord bilatéral, dans un sommet qui cherche à conclure un accord global, et où le principal enjeu est surtout de convaincre de grands pays industrialisés comme les Etats-Unis, l’Australie et le Japon de s'engager.
Une coalition d'ONG africaines a d'ailleurs dénoncé ce projet d'accord, jugeant qu'il "sappait" le travail des négociateurs africains.

Nous arrivons donc à un stade de grande confusion à Copenhague. L’accès au Bella Center est de plus en plus restreint à la société civile et les négociations informelles se multiplient.
La présidente danoise de la conférence sur le climat, Connie Hedegaard, pense parfois qu'il sera plus efficace de ne réunir que quelques délégations clés.
Mais les autres délégations, qui ne sont pas associées à ces négociations informelles, risquent au final de mal le prendre et de ne pas reconnaître la légitimité de l’accord qui en résultera. C’est un peu ce qu’on craignait depuis le début.
Lire les précédents billets de François Gemenne:
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laguepie