Copenhague: là où ça coince

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A trois jours de la fin du sommet, l'accord semble encore loin et les tensions se multiplient parmi les négociateurs.

Le sommet de Copenhague entre dans sa dernière phase de négociations. Les ministres et chefs d'Etat arrivent peu à peu dans la capitale danoise, pour tenter de conclure un accord sur le réchauffement climatique. Mais à trois jours de la date fatidique, le pessimisme pèse sur le Bella center, où se déroulent les négociations.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a estimé qu'il serait "très difficile" d'aboutir à un accord. Son homologue danois a déclaré qu'il n'était "pas sûr" qu'un compromis soit trouvé. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, arrivé sur place dans la journée de mardi, a rappelé à l'ordre les participants en maintenant que trouver un accord était "un impératif d'une importance historique".

Mais les tensions s'accumulent et la perspective d'un texte signé par les 193 Etats participants semble s'éloigner.

> La Chine et les Etats-Unis ne débattront pas

Les deux premiers pollueurs de la planète ont annoncé qu'ils ne comptaient pas revoir leurs objectifs de réduction. A eux seuls, ils représentent pourtant la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L'Union européenne a tapé du poing sur la table en exhortant ces deux pays à s'engager plus fortement.

> Kyoto inquiète les pays pauvres

Autre point de blocage: le protocole de Kyoto. Les pays en développement tiennent à le conserver puisqu'il s'agit du seul texte contraignant pour les pays industrialisés. Ceux-ci se montrent plus frileux sur la question et accusent les pays en développement de bloquer le progrès des négociations.

> Les ONG exclues

Si les pays en développement se sentent mis de côté dans ces négociations, ils ne sont pas les seuls. Les ONG, qui se sont massivement déplacées à Copenhague, voient leur accès au Bella center fortement restreint. 22 000 membres d'ONG ont obtenu une accréditation mais, devant l'énorme affluence, ils ne seront plus que 1 000, demain, à pouvoir accéder au centre. Vendredi, ce chiffre sera réduit au strict minimum: 90 personnes, sur 22 000, seront admises au Bella center. Les ONG, qui préparent ce sommet depuis des mois, se jugent exclues et redoutent un accord qui serait pris dans leur dos.

> Des projets d'accord peu utiles

Hier, un projet d'accord a été soumis aux délégués, mais celui-ci ne contient aucun accord chiffré – autant dire qu'il ne contient aucune avancée. La France a annoncé de son côté un projet d'accord chiffré avec l'Afrique, mais qui n'a pas grand sens dans un processus qui se veut mondial.

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