
Le sommet de Copenhague, qui s’est ouvert lundi, est la plus grande mobilisation jamais vue pour l’avenir de la planète. L’espoir est immense pour parvenir à des engagements sur des objectifs chiffrés. Chacun y va de ses pronostics. Les fatalistes prédisent un échec. Ceux qui croient — et savent — que la mutation de nos modes de production et de consommation est aujourd’hui possible attendent une réussite. Une réussite qui dépend d'un volontarisme fort de représentants politiques responsables et visionnaires.
Je ne suis ni alarmiste ni fataliste. Je suis certes optimiste mais je me targue avant tout d’être réaliste et pragmatique. Le climat change, la société aussi. C’est faire fi de l’intelligence collective que de prétendre que tout est joué par avance et que les modèles d’hier sans avenir gouvernent le monde et le paralysent. C’est être utopistes, aujourd’hui, d’imaginer que l’inaction politique et économique face aux bouleversements globaux ne susciteront pas au pire soulèvements populaires violents et dictatures, au mieux mutations profondes de nos modèles de développement, de production et de consommation.
L’enjeu du sommet de Copenhague englobe des phénomènes bien plus vastes que la perspective d’un réchauffement hors du commun de l’atmosphère mesurable au bulletin météo quotidien. Le défi tient dans notre capacité à éviter les conséquences d’un emballement du dérèglement climatique auquel le génie humain ne pourra pas faire face. Limiter et maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés dans les 50 prochaines années, est nécessaire pour nous permettre de nous adapter et ralentir le dérèglement climatique.











