Copenhague: une débauche de richesses et de CO2

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Le sommet de Copenhague va générer à lui seul au moins 40 000 tonnes de CO2, l'équivalent d'une ville telle que Clermont-Ferrand.

Ils sont venus défendre la planète en jet privé. Maintenant qu'ils sont arrivés, ils se déplacent en limousine pour aller de leur hôtel au Bella Center, lieu des négociations. Une débauche de richesses et de CO2 lors d'un sommet qui entend limiter la pollution et défendre les réfugiés climatiques des pays pauvres.

Le nombre de limousines qui circulent en ce moment à Copenhague dépasse les 1 200, selon le journal britannique Daily Telegraph. La demande était tellement importante pour ces deux semaines de négociations que les loueurs ont dû en faire venir des centaines d'Allemagne et de Suède, rajoutant encore au bilan carbone du sommet. Inutile de préciser que l'immense majorité d'entre elles fonctionne à l'essence ou au diesel.

Mais le transport le moins écologique reste bien sûr l'avion, choix favori des 15 000 représentants d'Etats et des 5 000 journalistes présents à Copenhague.

De l'eau du robinet en guise de bonne conscience

L'aéroport de la capitale a prévu l'atterrissage de 140 jets privés vers la fin du sommet. C'est bien au-dessus de ses capacités d'accueil, si bien que les jets devront aller "se garer" dans un autre aéroport danois après avoir déposé leurs VIP, puis revenir les chercher à Copenhague à la fin des négociations.

En tout, la conférence devrait émettre, selon les organisateurs, 41 000 tonnes d'équivalents CO2, en incluant les déplacements des participants. Des émissions similaires à celle d'une ville de la taille de Clermont-Ferrand sur la même période. Pour se donner bonne conscience, les organisateurs ont décidé de ne pas offrir de cadeaux et de distribuer de l'eau du robinet aux négociateurs. Ils ont aussi financé un programme environnemental au Bangladesh.

34 000 personnes vont donc graviter autour du Bella center et générer, naturellement, un surplus de CO2 à Copenhague. Mais on ne sait pas encore combien de personnes, en tout, va attirer ce sommet. Les militants écologistes du monde entier arrivent, petit à petit, vers la capitale danoise. Mais une chose est sûre: ceux-là préfèrent le train, le covoiturage et même le vélo pour aller sauver la planète.

> Lire l'intégralité de l'article sur The Daily Telegraph

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