Bazar à Copenhague

15 000 places et 34 000 demandes d’accréditation au centre des négociations à Copenhague. Cherchez l’erreur.

Des panneaux publicitaires sur le sommet partout dans la ville, les hôtels pleins à craquer et surtout… des files d’attente interminables au Bella Center, le centre des négociations. C’est sûr : toute la ville de Copenhague vibre au rythme du sommet. Un peu comme si les Jeux Olympiques se déroulaient dans la capitale danoise.

Des ONG très nombreuses

Cette effervescence n’est pas due au hasard ; les négociations sur le climat ont cette particularité que la société civile est conviée aux débats, ce qui n’est pas le cas pour d’autres sommets de l’ONU, sur l’armement ou le nucléaire par exemple.

Les ONG sont donc très nombreuses, à la fois parce que le sujet mobilise, et parce que le sommet a lieu en Europe, où se trouvent beaucoup d’associations. Il est donc plus aisé pour des petites structures d’envoyer des délégués.

Mais les ONG passent après les délégations officielles et les journalistes. Elles doivent attendre des heures dans les files d’attente. Dimanche, il y a même eu une alerte à la bombe, la police a dû venir. Un beau bazar.

34 000 demandes d’accréditation

Les organisateurs ne vont donc pas pouvoir laisser entrer tout le monde. Il y a 15 000 places au Bella Center et ils ont reçu environ 34 000 demandes d’accréditation.

Evidemment, tout le monde ne va pas venir les deux semaines, mais les organisateurs ne peuvent pas savoir à quelles dates les gens vont être là. En  général, tout le monde se déplace à la fin, au moment où tout se joue.

Si l’accord final n’est pas satisfaisant pour les associations et qu’on leur refuse l’accès,  il y a donc fort à parier que ce sera très mal perçu. Cela prouve que la volonté d’associer la société civile peut se heurter à des difficultés logistiques.

Lire les précédentes chroniques de François Gemenne sur le sommet de Copenhague: