
Dernièrement, nous nous sommes interrogés sur les pluies acides. Il s'agissait d'une des grandes questions environnementales du siècle dernier. Cela m'a fait penser à un autre fléau lui aussi très en vogue dans les années 1980: le fameux trou de la couche d'ozone. On n'en entend plus parler. Qu'est-il devenu?
Il ne s'est pas rebouché. Il y a quelques semaines, le "trou", qui en fait de trou, est plus précisément un amincissement localisé et saisonnier de la couche d'ozone, était plus grand qu'il ne l'était au pic de la "panique ozone" des années 80. (Actuellement, il atteint presque la taille de l'Amérique du Nord.) La couche d'ozone se porte bien mieux aujourd'hui qu'elle ne se porterait si la planète n'avait pas pris des mesures décisives il y a 20 ans. Mais les dégâts que nous avons causés par le passé vont mettre bien du temps à être réparés.
Vous vous souvenez peut-être que l'ozone, gaz composé de trois atomes d'oxygène (O3), contribue à nous protéger des rayons ultraviolets de type B (UV-B). L'ozone, qui est créé par l'action du rayonnement solaire sur l'oxygène (O2), se concentre principalement dans la basse stratosphère, soit grosso modo entre 10 et 50 kilomètres d'altitude.











