A la fin de mes études de tourisme, je devais faire un stage. Contrairement aux autres étudiants de ma promo qui ont choisi des tours opérateurs ou des agences de marketing, j'ai préféré opter pour le tourisme solidaire. Et je ne le regrette pas.
J'ai commencé à chercher sur Internet et je suis tombée sur l’association Hijos del sol (les fils du soleil) qui promeut le tourisme solidaire, respectueux des hommes, des traditions et de l’environnement.
Un membre de cette association m’a mise en contact avec des associations de Capachica, une péninsule en bordure du lac où vivent au moins une vingtaine de communautés. J'ai fini par rencontrer le maire, qui m’a dit : "On vous embauche. Dites-nous ce qu’il faut faire, et on le fera".
Depuis le mois d’avril, j'enchaîne donc des contrats de 6 semaines. A chaque fois, je gagne 350 euros dont environ 110 sont consacrés au transport et à l'achat de matériel pour les communautés. J'ai signé jusqu'au mois d'octobre. Je crée des circuits touristiques dans des zones isolées, et je suis chargée d'en faire la promotion, car ici, personne n'est vraiment spécialisé sur le sujet.
Habitat sommaire
Les conditions de travail ne sont pas toujours évidentes. J'habite à Arequipa, (NDRL : la 2e ville du Pérou, située dans le sud du pays) et je me rends du lundi au vendredi sur les rives du Lac Titicaca, à la frontière avec la Bolivie (NDRL : en bas à droite sur la carte).
Il faut d’abord faire 6h de bus, puis 2h30 de combi (mini- bus locaux) jusqu’à la mairie de Capachica où quelqu’un est payé pour m’amener en moto jusqu’à la communauté où je travaille.

Sur place, je dors dans les cabanes construites par les habitants pour accueillir les touristes. Les murs sont en torchis et les toits en roseaux.
La nuit, la température peut descendre jusqu’à zéro degrés. Il n’y a pas de douches. L'électricité est arrivée récemment mais mon portable est encore inutilisable ici...
Dans la journée, j’observe les activités quotidiennes des habitants et j’évalue de quelle manière ils pourraient les faire connaître aux touristes car eux n’ont pas toujours conscience de ce qui pourrait être intéressant.
Les conditions sont basiques et il faut vraiment être passionné pour faire ce travail. Et savoir rester persévérant : pour l’instant, des circuits solidaires ont été mis en place, mais il n’y a pas de touristes !
Propos recueillis par Raphaël Moran. Retrouvez tous les lundi le récit des expériences de Caroline Mary.
La semaine prochaine : "mes premières désillusions"










Je suis dans l'armée, 25 ans,
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