
Les pauvres aussi ont droit à un compte en banque
Les services d’épargne peuvent répondre aux besoins sociaux, humanitaires, et politiques des populations défavorisées.
Deux milliards et demi de personnes vivent avec moins de 2$ par jour dans le monde. 90% d’entre elles n’ont pas un accès facile, sûr et abordable à un compte d’épargne.
Au quotidien, la gestion de leur argent est un vrai casse-tête. Difficile, en effet, pour une économie de se développer sans une infrastructure bancaire solide et adaptée.
Le rôle clé des institutions financières
Les avoirs bancaires des particuliers sont une réserve de valeur vaste et utile au développement. Ils permettent à une économie de réunir des flux monétaires (l’épargne des ménages) pour constituer une plateforme de formation de capitaux (investissements à long terme) que seules les institutions financières peuvent efficacement mettre à disposition des infrastructures et des Etats.
Ainsi, le développement des pays en transition serait aidé par une infrastructure bancaire efficace et accessible au plus grand nombre.
Trois obstacles à surmonter
Néanmoins, trois obstacles ferment la porte de la bancarisation de masse aux peuples des pays en voie de développement:
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Le manque d’accès aux institutions financières, tant physique que sociologique. Le réseau est quasi-inexistant, la plupart des populations sont à des dizaines de kilomètres de la première agence.
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L’illettrisme constitue un autre obstacle. Un grand nombre de personnes ne sachant ni lire, ni écrire, n’ont pas forcément les outils pour comprendre les produits financiers de base.
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Beaucoup d’institutions financières jugent le coût des services financiers trop élevé pour traiter de façon rentable des transactions pour des montants faibles.
Les services d'épargne peuvent aider les plus démunis
L’accès aux services financiers est une condition essentielle pour briser la chaîne de la pauvreté et soutenir la croissance des pays en développement.
C’est d’ailleurs ce que le WSBI s’applique à faire en menant un projet visant à doubler le nombre de comptes d’épargne en 3 ans dans les pays en voie de développement. Ce programme est soutenu par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui le subventionne à hauteur de 20 millions de dollars.
Depuis 2004, différentes études montrent en effet qu’une stratégie de distribution bien choisie et la mise en place de produits bancaires adaptés aux plus démunis permettent de faciliter l'accès à l'épargne.
Microfinance et épargne: complémentaires et non rivales
Les ménages défavorisés ayant accès à un compte d’épargne et à d’autres services financiers de base peuvent faire face à certains imprévus comme la maladie ou une mauvaise récolte et investir dans l’avenir, notamment dans l’éducation. Ils améliorent donc leur sécurité financière.
Ainsi, dans les pays en voie de développement bénéficiant de programmes de microfinance, la disponibilité de crédit stimule l’activité économique. Impossible, cependant, d'assurer la pérennité de ces programmes sans faciliter l'accès des plus démunis à l'épargne.
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Un beau témoignage sur Amma
Isabelle