
Jean Ferrat, le dernier refrain d’un chanteur engagé
Les obsèques du chanteur ont lieu mardi 16 mars à Antraigues-sur-Volane, le village dans lequel il vivait, en Ardèche.
Toute sa vie, il a été un compagnon de route exigent du Parti communiste. Mais à l’annonce de son décès samedi 13 mars, l’hommage rendu à Jean Ferrat dépasse les clivages politiques.
Depuis 15 ans, le chanteur n’avait sorti aucun nouvel album. A peine avait-il fait une apparition en 2003, dans l’émission Vivement dimanche présentée par Michel Drucker.
Si son œuvre est liée au poète Louis Aragon, qu'il admirait au point d'interpréter plusieurs de ses poèmes, l'homme était surtout connu pour ses chansons engagées.
Il se définissait lui-même comme le "José Bové de la variété".
"Ferrat a chanté la France des combats et de l’émancipation humaine, celle de la liberté et de la justice, celle de la fraternité", note l'éditorialiste Patrick le Hyaric dans l’Humanité.
Comme dans Nuit et Brouillard, une chanson contre le nazisme, interdite d'antenne lors de sa sortie, en 1963:
Dans la Jungle et le Zoo (1991), il plaide pour un chemin entre le soviétisme et le capitalisme.
Fidèle sympathisant des communistes, Jean Ferrat n’a pourtant jamais été membre du PCF. Il a toujours critiqué toute forme d’endoctrinement, comme dans Camarade (1969):
Jean Ferrat affirmait en 2003, dans une interview accordée au quotidien Sud-Ouest, se reconnaître dans les chansons militantes de certains et même chez "les p'tits rappeurs". Parmi la jeune génération d'artistes, beaucoup ont rendu un hommage appuyé au chanteur.
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