Climat: les Etats confirment leurs engagements pris à Copenhague

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Les grands pollueurs du monde ont réitéré leurs engagements par écrit à l'ONU. Insuffisants, selon les ONG qui annoncent une "catastrophe".

Ces pays émettent 78% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cinquante-cinq Etats (dont ceux de l’Union européenne) ont présenté à l’ONU leurs objectifs finaux de réductions des émissions de gaz responsables du changement climatique, comme le prévoyait le calendrier du Sommet de Copenhague sur le climat.

>>> Retrouvez notre page spéciale sur le Sommet de Copenhague <<<

Globalement, il n'y a rien de nouveau. Les principaux pays pollueurs se contentent de reprendre les termes de l’accord fixés lors du Sommet de Copenhague en décembre dernier, à savoir limiter  à 2°C la hausse des températures mondiales et débloquer 30 milliards de dollars sur trois ans –dès 2010- pour aider les pays pauvres à faire face aux problèmes climatiques. Voici les objectifs annoncés:

>L’Union européenne promet de baisser de 20% ses rejets à l’horizon 2020, par rapport à 1990. Et propose de porter cet objectif à 30% en cas d’accord international.

>La Chine se fixe un objectif de réduction de 40% de réduction de ses émissions de CO2 par rapport à 2005.

>Les Etats-Unis campent également sur leur promesse de baisser de 17% leur émissions de carbone, par rapport à 2005.

Les spécialistes du climat comme les ONG considèrent que ces objectifs ne permettront pas de contenir significativement la montée des températures mondiales.

ONG révoltées

De son côté, Greenpeace dénonce un "recyclage des objectifs annoncés avant même Copenhague".

Selon l'ONG écologiste, "les objectifs affichés conduisent la planète vers une augmentation des températures moyenne d’environ 3°C en comparaison avec la période 'pré-industrielle', ouvrant la voie à une véritable catastrophe climatique". Pour les ONG, la limitation de la hausse de la température mondiale à 2°C semble irréalisable compte-tenu des objectifs actuels.

En visite en Chine, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement, considère que "la bonne volonté est là, même s'il existe encore des difficultés et des soubresauts". Un avis qui est loin de faire l'unanimité.

Photo: Pfala via Flickr.

>Lire un bilan du Sommet de Copenhague :

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